| Terreur | Format lecture | ||||
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| 3. | Les victimes de la Terreur |
Les nobles, les prêtres réfractaires, les émigrés et leurs familles, ainsi que les possédants, premiers visés par la Terreur, sont bientôt rejoints par tous ceux dont la sincérité révolutionnaire peut être suspectée. Environ 8 p. 100 des condamnés par les tribunaux révolutionnaires sont des nobles, 6 p. 100 des membres du clergé, 14 p. 100 appartiennent à la « classe moyenne » et 70 p. 100 sont des ouvriers ou des paysans accusés de désertion, d'accumulation, de rébellion ou d'autres crimes.
La Terreur atteint son paroxysme à Paris durant l'été 1794 ; toutefois son intensité a déjà diminué depuis le printemps en province. Durant les sept semaines précédant la chute de Robespierre, 1 376 personnes sont exécutées dans la capitale, soit plus que durant toute l'année précédente. Certaines estimations parlent de 35 000 à 40 000 personnes exécutées dans toute la France au cours de cette période, dont 17 000 seulement après procès. La répression est particulièrement sévère en Vendée et dans les régions d'insurrection fédéraliste. Tallien à Bordeaux, Collot d'Herbois et Fouché à Lyon, ainsi que Barras et Frérot à Toulon utilisent à plein la guillotine. Certains bourreaux ont également recours à la fusillade, à la canonnade et même à la noyade, comme Carrier, à Nantes.