Tchad
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Tchad
2. Le pays et ses ressources
1. Relief et hydrographie

Le Tchad couvre une superficie de 1 284 000 km². Le pays occupe le bassin du lac Tchad, une vaste cuvette continentale de faible altitude (environ 200 m). À l’extrémité nord, le massif du Tibesti culmine à 3 415 m au pic Emi Koussi, un volcan éteint, au-delà duquel s’étend la bande d’Aozou. À l’est, les plateaux de l’Ennedi et du Ouaddaï, moins élevés (910 m), font frontière avec le Soudan. Si le Nord appartient au Sahara, le Centre (massif de la Guera, 1 800 m) marque le début de la zone fertile qui se poursuit jusqu’au plateau de l’Oubangui, au sud. Prenant leur source en Centrafrique, les fleuves Logone et Chari arrosent la vaste plaine du sud-ouest, inondable une partie de l’année, avant de se rejoindre à Ndjamena, la capitale, puis d’alimenter le lac Tchad. La superficie du lac varie entre 10 000 et 26 000 km² (en saison des pluies). Mais les sécheresses des décennies 1970 et 1980, ainsi que le pompage de ses eaux pour l’irrigation, ont provoqué une baisse inquiétante de son niveau.

2. Climat

Le Tchad comporte trois zones climatiques. Dans la moitié nord, désertique, les précipitations annuelles sont insignifiantes (25 mm à Faya-Largeau). La partie centrale, sahélienne, reçoit davantage de pluies (250 à 500 mm par an). La région méridionale bénéficie d’un climat tropical (1 200 mm). Au centre comme au sud, trois saisons sont distinctement marquées : une saison chaude de mars à juillet ; une saison pluvieuse de juillet à octobre ; et une saison fraîche durant le reste de l’année. La température moyenne diurne à Ndjamena varie de 33 °C en décembre (14 °C la nuit) à 42 °C en avril (23 °C la nuit).

3. Ressources naturelles

Le centre du pays est couvert d’une steppe propice aux pâturages. Elle fait place, dans le Sud, à une savane arborée où se trouve l’essentiel des terres cultivables. Les poissons des fleuves Chari et Logone représentent une ressource importante, de même que les mines de natron (carbonate de sodium). Le Sud recèle un important gisement pétrolier dans la région de Doba, dont l’exploitation débute en octobre 2003 grâce à la construction d’un oléoduc reliant les puits tchadiens au terminal camerounais de Kribi. Des gisements d’uranium et de manganèse, dans la bande d’Aozou, demeurent inexploités.