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Italie |
Vers 1700, les ouvertures de l'opéra italien (appelées sinfonie) se stabilisèrent dans une forme en trois mouvements dans l'ordre rapide-lent-rapide, le dernier étant souvent un menuet. Ces ouvertures, dont le thème n'avait aucun rapport avec les opéras qu'elles introduisaient, étaient souvent exécutées comme pièces de concert. Des compositeurs italiens comme Tomaso Albinoni, Giovanni Battista Sammartini et Antonio Vivaldi écrivirent des sinfonie indépendantes ayant cette structure. Comme le premier mouvement des symphonies, mais souvent aussi les suivants, adoptèrent rapidement la forme sonate, les différents précurseurs de cette dernière façonnèrent également le développement de la symphonie. Un troisième facteur d'influence fut l'intermezzo de type napolitain (opéra comique court), dans lequel, pour des besoins de clarté du texte, les mélodies étaient des combinaisons de motifs mélodiques courts et clairs soutenus par des harmonies simples (par opposition à l'accompagnement élaboré et harmoniquement complexe que l'on rencontre souvent dans la musique antérieure). Les compositeurs disposèrent là d'un matériau brut qu'ils purent à nouveau combiner, harmoniser et développer, ce qui aboutit à la forme sonate.
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