Robespierre, Maximilien de
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Robespierre, Maximilien de
4. L’homme de la Terreur

Le 2 juin 1793, soutenu par le peuple et les sections parisiennes, Robespierre obtient la proscription des Girondins. Puis, en juillet, il entre au Comité de salut public. Il devient l’âme de la dictature montagnarde dès lors qu’il exerce un entier contrôle sur le pouvoir exécutif avec le soutien notamment de Georges Couthon et de Saint-Just (de septembre 1793 à juillet 1794).

Dans un contexte de disette généralisée, de crise des finances publiques et de forte tension politique, Robespierre gère quatre problèmes de front : défendre la France contre la coalition européenne lancée par la Grande-Bretagne ; diriger la répression contre les ennemis de l’Intérieur (soulèvement de Vendée) ; imposer la doctrine de la République au besoin par la force ; lutter contre ses ennemis politiques afin de supprimer les factions. Avec le soutien du Comité, il s’applique à faire éliminer tous ceux qu’il considère comme des ennemis de la révolution, en particulier les radicaux hébertistes et les modérés ou « indulgents », amis de son ancien condisciple de Louis-le-Grand, Camille Desmoulins et de Georges Danton. Cette politique donne naissance à la Terreur, traduction pratique de sa grande sévérité qu’il justifiait par ses mots : « La terreur sans laquelle la vertu est impuissante, la vertu sans laquelle la terreur est funeste. »

De nombreux ennemis politiques disparaissent. Entre mars et avril 1794, Danton, Hébert, Desmoulins et plusieurs de leurs amis sont jugés puis exécutés. Robespierre assume ce terrorisme d’État au nom de l’impératif stratégique : l’idée révolutionnaire prime sur les moyens — en l’occurrence la restauration d’un État fort et coercitif.