| Luxembourg | Format lecture | ||||
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| 2. | Milieu naturel |
| 1. | Relief et hydrographie |
La superficie du Luxembourg est de 2 586 km². C’est, après Malte, le deuxième pays le plus petit de l’Union européenne. Il mesure au maximum 82 km du nord au sud et 57 km d’est en ouest (soit deux fois moins qu’un département français). Situé au cœur de l’Europe occidentale, il appartient géographiquement au bassin de la Moselle, qui sert de frontière à l’est avec l’Allemagne sur 40 km. Son principal affluent, la Sûre (Sauer), traverse le pays d’ouest en est, tandis que l’Alzette le draine du sud au nord.
On peut diviser le Luxembourg en deux régions distinctes : au nord, l’Oesling, et au centre et au sud, le Gutland. Couvrant un tiers du territoire, l’Oesling (Ösling) est un plateau monotone tourbeux, d’une altitude moyenne de 450 m, très boisé et coupé de vallées sinueuses et encaissées, et formant la partie occidentale du massif de l’Ardenne. Cette région rurale au relief accidenté abrite le point culminant du Luxembourg, le Buurgplaatz (559 m), situé près de Huldange. Au sud de l’Oesling, le Gutland (« Bon Pays ») est le prolongement du plateau lorrain (l’altitude n’y dépasse pas 250 m). C’est la région à la fois la plus peuplée, la plus industrialisée et celle qui possède les meilleures terres agricoles du Luxembourg, notamment le long du cours inférieur de l’Alzette. Comme en Lorraine, de gros villages-rues y ponctuent un paysage de champs et de vergers.
Au sud-ouest, précédée de buttes isolées (mont Soleure, 440 m), la côte de Moselle se prolonge et domine d’une centaine de mètres une dépression. Son front est quasi continu en territoire luxembourgeois, depuis Athus (Belgique) jusqu’à Esch. À l’est, les versants calcaires de la vallée de la Moselle portent des vergers et des vignobles qui produisent des vins blancs réputés.
| 2. | Climat |
Le Luxembourg jouit d’un climat océanique de latitude moyenne à dégradation continentale du fait de la distance d’environ 300 km qui le sépare de l’océan Atlantique. Il connaît ainsi des hivers froids mais tempérés par l’influence des vents océaniques et des étés chauds de type continental. La température annuelle moyenne est de 8 °C. On constate toutefois une différence sensible entre le nord et le sud. Il tombe 650 mm d’eau par an sur l’Oesling avec des températures négatives en janvier pouvant descendre à - 15 °C et des températures estivales entre 17 et 18 °C, tandis que la moyenne thermique estivale est de 19 °C dans le Gutland, au climat moins humide et plus ensoleillé. La pluviosité varie surtout entre l’ouest, très arrosé, et l’est du pays, plus sec.
| 3. | Ressources naturelles |
Les bois et forêts couvrent 33,6 % de la superficie du territoire, ce qui fait du Luxembourg un pays très boisé. Le sud-ouest du pays possède des gisements de minerai de fer de faible teneur (d’où le nom de minette qui lui est attribué).
| 4. | Végétation et faune |
Dans le Gutland dominent largement les feuillus, tandis que dans l’Oesling, près de la moitié des surfaces boisées est occupée par des résineux. Les principales essences feuillues sont le hêtre et le chêne, majoritaires, parmi lesquels sont disséminés charmes, frênes, ormes, érables sycomores, etc. Les résineux sont essentiellement représentés par l’épicéa, le sapin de Douglas et le pin.
La faune aviaire est riche d’environ 150 espèces nicheuses ; quelque 300 espèces sont, en tout, observables au Luxembourg. Rapaces (chouettes, hiboux, balbuzard pêcheur, pygargue à queue blanche, milan noir, faucon pèlerin…), échassiers (grues, cigogne, aigrettes…), martin-pêcheur, cincles, plongeons, cygnes, pic cendré, grèbe, pluvier, figurent parmi les oiseaux du territoire.
Les forêts abritent de nombreuses espèces de petits mammifères : écureuils roux, hérissons, mulots, loirs gris, muscardins, hamsters, renards, martres, chauves-souris, castors, etc. Les mammifères de grande taille sont essentiellement représentés par le chevreuil et le sanglier.
| 5. | Problématiques environnementales |
Parmi les principaux problèmes environnementaux figure une pollution élevée de l’air, générant notamment des pluies acides qui dégradent les forêts (défoliation des arbres), ainsi que la qualité des eaux et des sols. Certains écosystèmes sont très menacés notamment les pelouses sèches et les zones humides (on estime que depuis les années 1960, respectivement 35 % et plus de 80 % de ces habitats ont été détruits). En revanche, la superficie boisée est restée stable depuis la fin des années 1980.