| Munich, accords de | Format lecture | ||||
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| 2. | La crise de septembre 1938 |
Dans une série d'entrevues, qui ont débuté dès la mi-septembre 1938, entre le Premier ministre britannique Neville Chamberlain et Hitler, le principe de l'annexion des Sudètes (une région de Tchécoslovaquie frontalière de l'Allemagne, où vivent 3 millions d'habitants d'origine allemande) par l'Allemagne a déjà été accepté. La Grande-Bretagne et la France, liées par un accord d’assistance mutuelle avec Prague signé à Locarno en 1925, imposent au président tchécoslovaque, Edvard Beneš, un plan selon lequel toutes les régions comprenant au moins 50 p. 100 de germanophones doivent être annexées au Reich, une commission fixant les nouvelles frontières. Mais l’attitude d’Hitler se durcit, et il menace, si l’annexion pure et simple des Sudètes n’est pas réalisée à cette date, de mobiliser ses troupes le 28 septembre. La France décide alors de rappeler une partie de ses réservistes, et l’on semble se diriger vers la guerre. Le Duce Benito Mussolini propose alors la tenue d’une ultime conférence, à Munich, pour tenter de sauver la paix.
La conférence de Munich se réunit à partir du 29 septembre 1938. Le représentant de l'Italie est Benito Mussolini ; celui de l'Allemagne, Adolf Hitler ; celui de la France, Édouard Daladier ; et celui du Royaume-Uni, Neville Chamberlain. La Tchécoslovaquie, principale intéressée, de même que l’Union des républiques socialistes soviétiques, n’ont pas été conviées à la conférence.