| Gandhi, Indira | Format lecture | ||||
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| 3. | Une chef de gouvernement assassinée |
Après la mort de son père en mai 1964, Indira Gandhi, alors représentante de l’Inde auprès de l’Unesco et de l’Unicef, est nommée ministre de l’Information et des Programmes de radio et télévision, dans le gouvernement de Lal Bahadur Sastri. À ce poste, elle augmente la durée de diffusion, assouplit la censure et apporte son soutien à un programme télévisuel d’éducation concernant le planning familial. Quand Lal Bahadur Sastri meurt brusquement en janvier 1966, Indira Gandhi lui succède comme Premier ministre. L’année suivante, elle est élue pour un mandat de cinq ans par les membres du parlement du Parti du Congrès, alors au pouvoir. Elle mène son parti à une victoire écrasante lors des élections nationales de 1971.
En 1975, Indira Gandhi est reconnue coupable d’irrégularité dans sa propre élection pendant la campagne de 1971. Protestant de son innocence, elle affirme que ces accusations visent à l’éloigner des responsabilités politiques et, plutôt que de démissionner, elle déclare le 26 juin l’état d’urgence. Le jugement est bientôt annulé par la Cour suprême, mais l’état d’urgence est maintenu. Indira Gandhi exerce son pouvoir avec autorité dans de nombreux domaines de la vie indienne ; elle prend des mesures impopulaires de régulation des naissances, imposant notamment des programmes de stérilisation ; des milliers de dissidents sont emprisonnés. Beaucoup voient dans ces actions l’influence de son jeune fils, Sanjay Gandhi, homme sans expérience politique, qui joue un rôle grandissant de conseiller auprès de sa mère.
Espérant obtenir un soutien populaire en faveur de sa politique, alors que la répression des opposants mine le système démocratique indien, Indira Gandhi organise des élections générales en mars 1977 ; elle perd son siège au Parlement et le Parti du Congrès est battu. Toutefois, aux élections de janvier 1980, elle fait un retour spectaculaire et peut former une nouvelle majorité de gouvernement. Lorsque son fils Sanjay meurt en juin dans un accident d’avion, elle commence à préparer son fils aîné, Rajiv Gandhi, pour qu’il prenne sa succession. Le 31 octobre 1984, elle est assassinée par des membres sikhs de son service de sécurité ; auparavant, elle avait pris des mesures énergiques pour réprimer les insurgés sikhs et avait ordonné l’assaut du temple sacré des sikhs à Amritsar. Rajiv Gandhi devient alors Premier ministre, et le reste jusqu’en 1989.