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football
1. Présentation

football, sport de plein air pratiqué par 2 équipes de 11 joueurs chacune, avec un ballon sphérique en cuir, l’objectif étant de marquer plus de buts que l’équipe adverse.

Jeu le plus populaire du monde, nécessitant peu de moyens et de matériel, le football est particulièrement apprécié en Europe et en Amérique du Sud. Qu’ils soient amateurs ou professionnels, les joueurs suivent les mêmes règles, codifiées depuis plus d’un siècle. Les équipes de clubs et les équipes nationales s’opposent lors de compétitions dont le calendrier culmine tous les quatre ans avec la Coupe du monde.

2. Les principales règles du football
1. Le terrain, les buts et le ballon

Un terrain de football est généralement engazonné, toutefois ce sport peut se pratiquer sur d’autres surfaces, certaines épreuves se déroulant sur des surfaces artificielles (synthétiques notamment). Le terrain ne doit pas dépasser 120 m de long et 90 m de large, et doit mesurer au minimum 90 m de long et 45 m de large. Les buts consistent en deux poteaux droits, espacés de 7,32 m et reliés par une barre transversale à une hauteur de 2,44 m, le tout portant un filet. Le ballon est rond, d’une circonférence de 68 cm à 71 cm et d’un poids de 396 g à 453 g, pour une pression de 600 g à 700 g/cm2.

2. Le jeu et les joueurs
2.1. Les principes fondamentaux

L’objectif pour gagner un match de football est de marquer plus de buts que l’adversaire en envoyant le ballon dans les buts de l’équipe opposée. Seul le gardien de but, lorsqu’il se trouve dans la surface de réparation, a le droit de toucher le ballon avec les mains ou avec le bras. Les dix autres joueurs, appelés « joueurs de champ », ne manient le ballon qu’avec les jambes, les pieds, la tête et la poitrine. Le jeu est surveillé par un arbitre et deux arbitres assistants ou juges de touche, chargés de signaler les hors-jeu et les sorties de ballon en touche et en corner.

2.2. La durée d’un match

Une rencontre est normalement composée de 2 mi-temps de 45 min, séparées par un repos de 5 min au minimum — le plus souvent la « mi-temps » dure 15 min.

En cas d’égalité lors d’un match de coupe — le principe de l’élimination directe fonctionne pour ce type de rencontre et requiert un vainqueur à la fin de la partie ou au terme du match retour si un match aller a été disputé — des prolongations sont jouées (2 mi-temps supplémentaires de 15 min chacune) et suivies, si nécessaire, d’une série de 5 tirs au but (ou penalties) par équipe. La Coupe du monde disputée en France en 1998 a toutefois inauguré la règle du « but en or » lors du match France-Paraguay ; les deux équipes n’ayant pu se départager lors du temps réglementaire, la première à marquer lors des prolongations, en l’occurrence la France, a gagné le match, y mettant ainsi fin.

Trois remplacements de joueurs sont autorisés par équipe au cours d’un match ; cependant, lors d’une rencontre dite « amicale » — sans enjeu sportif officiel —, le nombre de remplaçants peut être supérieur à cette limite.

2.3. La disposition des joueurs sur le terrain

Une équipe de football est disposée sur le terrain selon un « plan » en quatre lignes permettant aux joueurs d’occuper au mieux l’espace de jeu et de contrarier l’équipe adverse. La notion d’espace entre ces lignes est primordiale dans la définition d’une tactique de jeu. En effet, plus les lignes sont serrées, plus l’équipe adverse éprouve des difficultés à faire circuler le ballon jusqu’à la zone de but. En revanche, des lignes « distendues » offrent des espaces de mouvement aux joueurs de l’équipe adverse. L’objectif pour une équipe donnée consiste par conséquent à maintenir ses propres lignes de joueurs à distance constante l’une de l’autre en dépit des tentatives menées par l’équipe adverse d’étirer ces lignes pour les déstabiliser.

2.3.1. Le gardien de but

Le gardien de but, chargé de garder la zone de but — autrement dit empêcher le ballon de franchir la ligne de but — doit porter des vêtements qui le distinguent de ses équipiers et de ses adversaires. Il peut se déplacer sur l’aire de jeu de la même façon que ses coéquipiers, éventuellement participer au jeu, toutefois ce type de déplacement est peu recommandé ; seuls quelques gardiens aiment à sortir de la zone qui leur est affectée. Le gardien de but constitue à lui seul la première ligne d’une équipe.

2.3.2. Les défenseurs

Protégeant le gardien de but des attaques adverses, les défenseurs, dont le nombre varie de 3 à 5 selon les schémas tactiques adoptés, se répartissent le long de la surface de réparation située immédiatement devant le but. Les défenseurs latéraux se trouvent respectivement à droite et à gauche du gardien de but, tandis que le défenseur central joue devant ce dernier, et oriente le jeu lors de la récupération d’un ballon adverse.

Le plus souvent de grande taille et maîtrisant parfaitement le jeu de tête, le défenseur central est un élément clé d’une équipe de football car il représente le dernier rempart avant le gardien de but contre les offensives adverses et doit également posséder une vision globale du jeu pour construire les phases d’attaque.

2.3.3. Les milieux de terrain

Les milieux de terrain sont par tradition les joueurs les plus polyvalents d’une équipe de football : à la fois défenseurs et attaquants, ils constituent la charnière autour de laquelle s’articulent les différentes phases de jeu. Positionnés sur la troisième ligne de l’équipe, ils peuvent être « milieux défensifs » ou « milieux offensifs ». Dans le premier cas de figure, ils participent activement à la récupération du ballon dans une zone stratégique généralement située autour du rond central du terrain, tandis que les seconds orientent le jeu d’attaque en distribuant des ballons aux attaquants. Michel Platini, Diego Maradona ou encore Zinedine Zidane constituent les meilleures illustrations du rôle fondamental du milieu de terrain.

2.3.4. Les attaquants

Viennent enfin les attaquants, dont le nombre varie de 2 à 3 joueurs — exceptionnellement, lorsqu’une équipe doit impérativement marquer un but, un entraîneur peut décider de faire évoluer 4 attaquants sur le terrain en même temps. Au cours des années 1980, le jeu d’attaque a considérablement évolué en privant les ailiers (positionnés de part et d’autre de l’avant-centre) de leur fonction de débordement et de déstabilisation des lignes adverses par l’extérieur ; désormais attribué aux défenseurs latéraux ou à certains milieux de terrain lorsque leur technique le leur permet, cette fonction a cédé la place à un jeu plus compact et physique autour de la surface de réparation.

Les attaquants sont aujourd’hui plus mobiles, moins figés dans des positions préétablies. L’avant-centre, qui se doit d’être disponible à tout moment et en toute circonstance dans la zone de but pour déposséder les défenseurs adverses du ballon ou intercepter un ballon d’attaque, demeure le maillon essentiel et le plus souvent décisif (c’est-à-dire buteur) de la ligne d’attaque d’une équipe de football.

3. Le déroulement d’un match de football
3.1. Le coup d’envoi

Un match de football débute par un coup d’envoi ; le ballon est placé sur le rond central et l’un des attaquants le frappe (depuis la saison 1997-1998, celui-ci est autorisé à marquer un but dès cet instant, sans avoir à faire de passe). Lorsqu’un but a été marqué, le jeu reprend de la même manière.

À chaque coup d’envoi, les équipes doivent se trouver dans leur moitié de terrain respective et ne peuvent en sortir que lorsque le ballon a été tapé. Celui-ci est en jeu dès qu’il a franchi, dans le camp adverse, une longueur égale à sa circonférence. Le joueur qui donne le coup d’envoi n’a pas le droit de toucher le ballon de nouveau tant que celui-ci n’a pas été touché par un autre joueur.

Un but est marqué lorsque le ballon pénètre tout entier entre les poteaux, en dessous de la barre transversale et de l’autre côté de la ligne de but.

3.2. Les penalties

À la différence des penalties, les tirs au but pratiqués après les prolongations ne remettent pas en jeu le ballon : un tir repoussé par le gardien de but, par la barre ou par un poteau ne peut en effet être repris par le tireur.

3.3. Les remises en jeu

Le ballon cesse d’être jouable dès qu’il franchit les limites du terrain. Lorsqu’il sort du jeu par les côtés, on dit qu’il est mis en touche. La remise en jeu est faite par un membre de l’équipe qui n’était pas responsable de la sortie du ballon. Le joueur se place à l’endroit de la ligne de touche où le ballon a quitté le terrain, le prend à deux mains au-dessus de sa tête et l’envoie. Au moment de lancer le ballon, le joueur doit faire face au terrain et avoir les deux pieds au sol. Un but ne peut pas être marqué directement d’une touche.

Lorsque le ballon sort du terrain en passant sur la ligne de but, il est remis en jeu soit par un coup de pied, si le ballon a été touché en dernier par un attaquant, soit par un corner (littéralement, « tir de coin »), s’il a été touché par un défenseur. Pour la remise en jeu, un défenseur (généralement le gardien de but) frappe le ballon à partir d’un côté ou d’un autre de la zone de but (« six mètres ») et le ballon est considéré jouable lorsqu’il a franchi les limites de cette surface de réparation. Pour un corner, le ballon doit être placé à l’extrémité de la ligne de but située du côté où il est sorti du terrain. Le joueur qui tire le corner ne peut plus toucher le ballon tant qu’il n’a pas été touché par un autre joueur, et les défenseurs doivent se trouver à une distance d’au moins 9,15 m du tir tant que le ballon n’a pas été frappé.

Lorsqu’il est en possession du ballon, le gardien de but ne peut se déplacer de plus de 4 pas et ne doit pas conserver le ballon dans sa main plus de 5 à 6 secondes. Si, en outre, il reçoit une passe au pied volontaire de l’un de ses équipiers, il n’a pas le droit de saisir le ballon à la main, mais doit le jouer au pied.

3.4. Le hors-jeu

Le hors-jeu (règle n° 11) est la plus complexe des 17 règles principales du football : un joueur est hors jeu lorsqu’il est plus près de la ligne de but que le ballon et l’avant-dernier adversaire (généralement le dernier défenseur ou joueur de champ avant le gardien de but). La position de hors-jeu n’est pas une faute en soi, mais le devient si le joueur ainsi placé sur le terrain, au moment où le ballon touche l’un de ses coéquipiers ou est joué par l’un d’entre eux, prend une part active dans le jeu, soit en influençant un adversaire soit en profitant de sa position initiale.

4. Les fautes

Les manquements aux règles sont pénalisés par des coups francs directs ou indirects et des penalties. Un coup franc direct permet de tirer directement au but, tandis que le coup franc indirect nécessite une passe avant que le tir au but soit autorisé. Un coup franc direct est accordé pour les fautes plus graves. Si une faute est commise dans la surface de réparation, elle est sanctionnée par un penalty.

4.1. Les coups francs

Tous les coups francs (penalties exceptés) sont tirés de l’endroit où la faute a été commise, sauf si celle-ci a eu lieu dans la surface de réparation. Si c’est le cas, les attaquants jouent le coup franc indirect sur la limite de la surface de réparation, parallèle à la ligne de but, à l’endroit le plus proche du point où la faute a été commise. Les défenseurs peuvent se placer n’importe où dans la surface de réparation, pourvu qu’ils se trouvent à une distance minimum de 9,15 m du ballon au moment où le coup franc est joué. En cas de faute commise contre l’équipe attaquante, l’arbitre peut laisser jouer si l’action profite à cette équipe : c’est la règle de l’avantage.

Un coup franc direct est accordé pour des infractions dites « graves », telles que fautes et incorrections intentionnelles. Il en existe 9, dont 6 sont des fautes contre un adversaire, 2 plus sérieuses également contre un adversaire et la dernière est une faute « technique ». Faire tomber ou essayer de faire tomber un adversaire, sauter sur un adversaire, tacler par-derrière (à moins que l’adversaire ne fasse un mouvement d’obstruction), tenir un adversaire par le maillot ou par le bras, pousser un adversaire, charger brutalement ou dangereusement, telles sont les 6 premières fautes. Les 2 suivantes consistent à donner ou à essayer de donner un coup de pied à un autre joueur, à frapper ou à essayer de frapper un autre joueur. Enfin, la dernière faute consiste à porter, envoyer ou frapper le ballon avec la main ou le bras.

Si une faute est commise par l’équipe de défense dans sa propre surface de réparation, l’arbitre accorde un penalty tiré du point de pénalité. Le joueur qui joue un penalty peut tirer directement au but et il est le seul joueur, avec le gardien de but adverse, qui a le droit de se trouver dans la surface de réparation tant que le ballon n’a pas été frappé. Le penalty remet, par ailleurs, le ballon en jeu.

Un coup franc indirect est accordé pour les infractions suivantes : jeu dangereux plutôt que violent ; charge d’un adversaire qui n’a pas le ballon à distance de jeu ; obstruction ; charge du gardien de but (sauf s’il tient le ballon ou s’il se trouve hors de sa surface de réparation) ; perte de temps par le gardien de but qui, lorsqu’un joueur lui envoie délibérément le ballon, fait plus de quatre pas avec le ballon au pied ou le touche deux fois avant qu’un adversaire l’ait touché ; conduite incorrecte ; et hors-jeu technique.

4.2. Les sanctions

Si les fautes sont suffisamment graves, l’arbitre peut donner un avertissement à un joueur (il lui montre alors un carton jaune). Cela se produit si le joueur a effectué un geste dangereux, s’il sort ou pénètre sur le terrain sans la permission de l’arbitre, s’il enfreint les règles de manière répétée, s’il s’oppose à toute décision de l’arbitre verbalement ou par geste, s’il se comporte de manière incorrecte en envoyant le ballon au loin lorsqu’un coup franc est accordé par exemple, en gênant un mur défensif ou en se plaçant devant le ballon pour empêcher le tir d’un coup franc. En championnat et lors des compétitions internationales, l’accumulation d’avertissements pour un même joueur peut conduire à une suspension pour un nombre de matchs déterminé par les autorités compétentes.

L’arbitre peut montrer un carton rouge à un joueur et l’expulser — c’est-à-dire le faire sortir définitivement du terrain sans qu’il puisse être remplacé — dans les cas suivants : un défenseur gêne intentionnellement et de manière illégale un attaquant alors que celui-ci a une occasion évidente de marquer un but ; un joueur se conduit de manière violente ou fait une faute grave, par exemple un tacle par-derrière ; un défenseur, autre que le gardien de but, touche intentionnellement, dans sa surface de réparation, le ballon, de la main ou du bras, pour empêcher un but ou une possibilité de but ; un joueur utilise un langage grossier ou injurieux envers quiconque sur le terrain ; enfin, un joueur continue à commettre des incorrections après avoir reçu un avertissement.

3. Historique et compétitions
1. Les compétitions nationales
1.1. Les premières compétitions

La première tentative sérieuse de codification du jeu a lieu en 1846 à l’université de Cambridge (Angleterre) et 17 règles, appelées « règles de Cambridge », sont établies.

Le Sheffield Football Club (FC), plus ancien club du monde, est fondé en 1855 et la Football Association (FA) en 1863 à Londres. Le premier match international officiel se déroule en 1872 (entre l’Angleterre et l’Écosse, score final 0 à 0). Le premier club français, Le Havre Athletic Club, est créé en 1872. La Fédération internationale de football apparaît en 1904 (voir fédérations sportives), alors que le football s’est largement et rapidement développé en Europe ; introduit en Amérique du Sud et en Afrique, il n’y connaît toutefois pas le même succès, et n’est par ailleurs devenu populaire en Amérique du Nord et en Asie que très récemment.

1.2. Les compétitions françaises

La Fédération française de football, créée en 1919, regroupe environ 2 millions de licenciés.

1.2.1. Le Championnat de France

Le Championnat de France, joué par des professionnels depuis 1933, est annuel et organisé en plusieurs divisions : Ligue 1, Ligue 2 et National.

La Ligue 1 (ancienne Première Division, ou D1, jusqu’au début de la saison 2002-2003) réunit 20 clubs, chaque formation rencontrant toutes les autres à deux reprises (un match aller et un match retour) ; le Championnat de France de Ligue 1 (ou L1) compte ainsi 38 journées.

Une victoire donne 3 points, un match nul 1 point et une défaite 0 point. Les premiers obtiennent le droit de jouer en Coupe d’Europe l’année suivante : les deux premiers accèdent directement à la Ligue des champions, le troisième doit jouer le tour préliminaire de la même épreuve, les quatrième et cinquième participent à la Coupe de l’UEFA tandis que les sixième, septième et huitième jouent l’Intertoto, épreuve au terme de laquelle une équipe supplémentaire acquiert un billet pour la Coupe de l’UEFA. Les trois derniers du Championnat de L1 descendent en Ligue 2 (L2, ancienne Deuxième Division, ou D2), le niveau inférieur qui réunit également 20 clubs, et sont remplacés par les trois premiers du Championnat de L2.

Les clubs les plus titrés en Ligue 1 sont l’AS Saint-Étienne (10 titres), le FC Nantes et l’Olympique de Marseille (8 titres chacun), l’AS Monaco (7 titres) et l’Olympique Lyonnais (5 titres consécutifs, record dans l’histoire du football français, entre 2002 et 2006).

1.2.2. La Coupe de France

La Coupe de France, épreuve annuelle, réunit la plupart des clubs français, amateurs comme professionnels ; cet « œcuménisme » a permis à des clubs de divisions inférieures de rivaliser avec les meilleures formations françaises et de s’illustrer au plus haut niveau, tel Calais lors de l’édition 2000, même si l’équipe a finalement été battue par le FC Nantes en finale. L’épreuve se joue par élimination directe sur un match, et le vainqueur final dispute la Coupe de l’UEFA l’année suivante.

L’Olympique de Marseille (10 victoires et 6 finales), le Paris-Saint-Germain (7 victoires et 2 finales) et l’AS Saint-Étienne (6 victoires et 3 finales) sont les trois clubs les plus titrés dans l’histoire de la Coupe de France.

1.2.3. La Coupe de la Ligue

La Coupe de la Ligue, créée lors de la saison 1994-1995, réunit uniquement les clubs professionnels dans des matchs à élimination directe. Le vainqueur est qualifié pour jouer en Coupe de l’UEFA la saison suivante.

Le Paris-Saint-Germain et le RC Strasbourg se sont particulièrement illustrés dans cette épreuve, qu’ils ont remportée à deux reprises, respectivement en 1995 et 1998, et en 1997 et 2005.

2. Les épreuves internationales

L’organisation mondiale de football — la Fédération internationale de football association (FIFA) — est créée à Paris en 1904. Le Suisse Joseph Blatter en est nommé président en 1998. En 2005, la FIFA comprend 207 membres, ou associations nationales.

2.1. Les championnats européens

Si tous les pays d’Europe disposent d’un championnat national, les compétitions anglaise, espagnole, allemande et italienne sont incontestablement les plus relevées du Vieux Continent. Depuis 1998 environ, la Liga (ou « ligue ») espagnole et la Premier League anglaise sont considérées comme les meilleures d’Europe puisque les formations italiennes, dominatrices lors des compétitions européennes pendant les années 1990, ont abandonné leur suprématie.

Dotées de budgets très importants, cotées en Bourse pour certaines, des équipes telles que Manchester United, Arsenal FC, Liverpool FC, Chelsea FC, le Bayern Munich, le Real Madrid, le FC Barcelone, la Juventus de Turin, le Milan AC ou l’Inter de Milan figurent régulièrement, depuis plusieurs décennies, parmi les clubs les plus titrés et les plus redoutés de leurs championnats respectifs.

En marge de ces compétitions, le ballon d’or de France Football (revue française de football) est décerné chaque année au meilleur joueur de la saison évoluant en Europe.

2.2. Les coupes d’Europe
2.2.1. Le fonctionnement des Coupes d’Europe

Deux Coupes d’Europe voient s’opposer chaque année les meilleurs clubs du Vieux Continent.

La Coupe d’Europe des clubs champions (ou C1), disputée pour la première fois lors de la saison 1955-1956 et devenue Ligue des champions en 1997, regroupe les lauréats des différents championnats nationaux ainsi que leurs dauphins ; les troisième et quatrième (selon les pays) disputent quant à eux des tours préliminaires. Gabriel Hanot, le rédacteur de la section football de l’Équipe, en est l’initiateur. Le Real Madrid a remporté la C1 à neuf reprises (dernier titre en date obtenu en 2002), ce qui constitue un record.

La Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe (C2) est née en 1961 et le club italien de la Lazio de Rome en a remporté la dernière édition en 1999. La première finale s’est déroulée en deux matchs, puis toutes les finales ont été jouées en un seul match, sur un terrain neutre.

La Coupe de l’UEFA (C3), créée en 1955 sous la forme d’un tournoi entre les cités européennes qui organisent des foires commerciales internationales, est initialement appelée Coupe des villes de foires. Devenue Coupe de l’UEFA en 1971, elle est ouverte aux clubs ayant terminé dans les premières places de leurs championnats respectifs, aux vainqueurs des coupes nationales (depuis la disparition de la C2) et aux formations éliminées de la Ligue des champions à l’issue du premier tour. La finale se joue en deux matchs (aller et retour).

La Supercoupe d’Europe oppose quant à elle chaque année le vainqueur de la C1 au vainqueur de la C3.

2.2.2. Le palmarès européen des équipes françaises

Les Anglais, les Allemands, les Italiens et les Espagnols dominent habituellement ces compétitions. Après la réussite du Stade de Reims, parvenu deux fois en finale dans les années 1950, la France connaît une longue « traversée du désert » jusqu’à l’épopée des « Verts » de l’AS Saint-Étienne (avec des joueurs comme Jean-Michel Larqué, Dominique Rocheteau et Dominique Bathenay), battus en finale de la prestigieuse Coupe d’Europe des clubs champions (C1) en 1976 par le Bayern Munich de Franz Beckenbauer, et par celle de Bastia, qui échoue également en finale de la coupe de l’UEFA en 1979 contre le PSV Eindovhen.

Dans les années 1990, la progression d’ensemble du football français se traduit par une présence régulière en demi-finale ou en finale des coupes européennes : en 1991, l’Olympique de Marseille de Jean-Pierre Papin perd la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions face à l’Étoile rouge de Belgrade, mais devient en 1993, à la faveur d’une victoire désormais « historique » contre le Milan AC de Franco Baresi, le premier club français à remporter une coupe d’Europe (la plus prestigieuse, la Ligue des champions). Le Paris-Saint-Germain remporte, quant à lui, la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe en 1996 devant le Rapid de Vienne et atteint la finale de la même épreuve l’année suivante ; le club atteint également à plusieurs reprises consécutivement les demi-finales de la Ligue des champions.

En 1999 et en 2004, l’Olympique de Marseille atteint la finale de la Coupe de l’UEFA. Également en 2004, l’AS Monaco, entraîné par Didier Deschamps, se hisse à la surprise générale en finale de la Ligue des champions (après de significatives victoires contre le Real Madrid ou Chelsea FC). Parallèlement, l’Olympique Lyonnais échoue trois fois consécutivement (2004, 2005, 2006) en quarts de finale de la Ligue des champions.

2.3. Le Championnat d’Europe des nations (l’Euro)

Créé en 1960 sous le nom de Coupe d’Europe des nations, il ne prend son nom actuel qu’en 1968. Il se joue tous les quatre ans, en alternance avec la Coupe du monde. Les participants sont en compétition pour remporter la coupe Henri-Delaunay, du nom de l’ancien secrétaire général de l’Union of European Football Associations (UEFA), fondée en 1954. L’Allemagne a remporté l’épreuve à 3 reprises (1972, 1980 et 1996), et devance ainsi la France, championne d’Europe à 2 reprises (1984 et 2000).

L’édition 1996 du Championnat d’Europe des nations, à l’instar de la Coupe du monde de 1998, voit la mise en place d’une nouvelle règle, dite du « but décisif » (ou « but en or ») : si aucun but n’est marqué pendant les prolongations, l’épreuve des tirs au but a toutefois lieu comme auparavant. Cette règle est appliquée pour la première fois lors de la finale remportée par l’Allemagne.

2.4. La Coupe intercontinentale des clubs

Le Championnat du monde des clubs — ou Coupe intercontinentale des clubs — a lieu pour la première fois en 1960 sous la forme d’une rencontre entre les vainqueurs de la Coupe d’Europe des clubs champions et de la Copa Libertadores. Les deux équipes en lice disputent un match aller et un match retour. Cependant depuis 1980, l’équipe victorieuse est désignée au terme d’une finale unique. Quatre joueurs français ont remporté ce trophée : Michel Platini en 1985 avec la Juventus de Turin, Nestor Combin en 1969 avec Milan, Didier Deschamps et Zinedine Zidane en 1996, toujours avec la Juventus de Turin.

2.5. Les compétitions hors d’Europe
2.5.1. Le continent américain

En Amérique du Sud, il existe un Championnat des nations — la Copa —, la Coupe de l’Amérique du Sud pour les clubs — la Copa Libertadores de America, qui équivaut à la Ligue des champions en Europe — et la Coupe Merconorte qui réunit les meilleurs clubs de Colombie, du Mexique, du Pérou, de l’Équateur et du Venezuela.

La Concacaf (Confederation of North, Central American and Caribbean Association Football) Champions Cup, principale compétition entre les équipes d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Antilles, a lieu tous les ans ; en 2006, les clubs mexicains y ont remporté 22 succès depuis 1962. L’Inter-American Cup se joue entre les clubs champions d’Amérique du Sud et ceux de la Concacaf.

2.5.2. L’Afrique

En Afrique, le principal événement international est la Coupe d’Afrique des nations, qui se tient tous les deux ans depuis 1957. L’Égypte (5 victoires et une finale), le Ghana (4 victoires et 3 finales) et le Cameroun (4 victoires et une finale) se sont particulièrement illustrés dans cette compétition. Le principal tournoi de clubs est la Ligue des Champions de la CAF (Confédération africaine de football).

2.5.3. L’Asie

La Coupe d’Asie (Asian Cup) oppose depuis 1956 les équipes nationales d’une région s’étendant du Liban au Japon et se tient depuis tous les quatre ans. Dominée par la Corée du Sud (3 victoires et 2 finales) et l’Iran (3 victoires consécutives), puis par l’Arabie saoudite (2 victoires et 3 finales), l’épreuve est remportée par le Japon en 1992, 2000 et 2004, illustrant ainsi les progrès considérables de ce pays, confirmés par la prestation des formations nipponne et sud-coréenne lors de la Coupe du monde 2002.

2.6. La Coupe du monde

La première Coupe du monde de football a lieu en 1930 en Uruguay : 13 nations y participent, dont seulement 4 équipes européennes, et l’Uruguay remporte l’épreuve. Un tournoi de qualification (ou éliminatoires) est introduit en 1934. L’épreuve est depuis organisée tous les quatre ans (excepté lors de la Seconde Guerre mondiale), sur un continent différent ; l’édition 2002 est la première à se dérouler en Asie (Japon et Corée du Sud), tandis que l’édition 2010 doit se tenir pour la première fois en Afrique (en Afrique du Sud).

Le Brésil (vainqueur à 5 reprises en 1958, 1962, 1970, 1994 et 2002) est le pays le plus titré de l’histoire de la Coupe du monde, suivi par l’Italie (4 victoires en 1934, 1938, 1982 et 2006). En 18 éditions (en 2006), seuls 7 pays (l’Uruguay, l’Italie, l’Allemagne, le Brésil, l’Angleterre, l’Argentine et la France) sont parvenus à remporter le titre mondial.

4. Le football féminin
1. Le football féminin en France

En France, le football féminin est reconnu officiellement par la Fédération française de football en 1970. La France compte 38 000 licenciées en 2003.

Le premier Championnat de France a lieu en 1974 ; il se joue alors entre 16 clubs. Saint-Maur (6 titres obtenus entre 1983 et 1990) est la formation la plus titrée, devant Reims (5 titres entre 1975 et 1982), Juvisy (5 titres entre 1992 et 2003), Lyon (4 titres entre 1991 et 1998) et Toulouse (4 titres consécutifs entre 1999 et 2002).

La première coupe de France féminine, appelée le Challenge de France, se tient à l’occasion de la saison 2001-2002 ; elle est remportée par Toulouse, puis Lyon à deux reprises, puis Juvisy.

2. Les compétitions internationales de football féminin

Les premières compétitions de niveau européen opposant des sélections nationales féminines ont lieu en 1982. Toutefois, le premier Championnat d’Europe officiel se déroule en 1991 ; il est remporté par l’Allemagne, également vainqueur en 1995, 1997, 2001 et 2005. Seule la Norvège est parvenue à ébranler cette suprématie allemande en remportant l’épreuve en 1993.

La première Coupe de l’UEFA féminine se tient pour sa part en 2001-2002 ; les équipes allemandes et suédoises se partagent le palmarès.

La première Coupe du monde féminine est organisée en 1991. À partir de cette date, elle se déroule tous les quatre ans, à l’image de la Coupe du monde masculine. Les États-Unis ont remporté deux titres mondiaux (1991 et 1999), tandis que la Norvège (1995) et l’Allemagne (2003) ont chacune dominé une édition. Parmi les meilleures sélections mondiales figurent également la Chine (finaliste en 1999), le Canada, le Brésil et la Russie.

Le football féminin est par ailleurs devenu discipline olympique à l’occasion des Jeux d’Atlanta (États-Unis) en 1996. Les États-Unis se sont imposés à deux reprises, tandis que l’Allemagne s’est hissée par deux fois en finale de l’épreuve.