| Roosevelt, Franklin Delano | Format lecture | ||||
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| 3. | La Seconde Guerre mondiale |
En politique étrangère, Roosevelt, qui avait soutenu Thomas Woodrow Wilson, s'adapta aux aspirations de l'électorat lorsque ce dernier se tourna vers l'isolationnisme au cours des années 1920. Puis, à la fin des années 1930, inquiet de la politique agressive d'Hitler en Europe et de l'expansionnisme japonais dans le Pacifique, Roosevelt engagea à nouveau les États-Unis dans les affaires mondiales. Il fut toutefois entravé par le fort sentiment isolationniste de son électorat et par la série de lois sur la neutralité passée par le Congrès pour empêcher tout engagement américain dans un conflit mondial. Roosevelt remporta la bataille lorsque le Congrès, alarmé par la victoire allemande sur la France en 1940, vota la loi prêt-bail pour aider la Grande-Bretagne dans sa résistance contre l'Allemagne. L'attaque japonaise sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, entraîna les États-Unis dans la guerre aux côtés de la Grande-Bretagne et de l'Union soviétique.
Durant la période de guerre, Roosevelt formula un certain nombre d'objectifs diplomatiques dans une série de conférences qui réunirent les Alliés. En collaboration avec Winston Churchill, il détermina les objectifs de guerre anglo-américains, en août 1941, dans la Charte de l'Atlantique. Il manifesta son opposition aux tentatives d'extension territoriale et se montra favorable à l'application du principe d'autodétermination des peuples. À Casablanca, au Maroc, en janvier 1943, Roosevelt et Churchill s'accordèrent pour exiger ultérieurement la reddition inconditionnelle de l'Allemagne, mesure devant empêcher la reconstitution du potentiel militaire de l'ennemi. La conférence de Québec (août 1943) établit le plan de l'invasion de la Normandie. À Moscou (octobre 1943), les ministres des Affaires étrangères des puissances alliées approuvèrent le principe d'une organisation internationale chargée de la sécurité mondiale. La stratégie militaire et le problème de la situation de l'Allemagne après la guerre furent discutés à Téhéran (novembre-décembre 1943) et à Québec (septembre 1944). Enfin, à Yalta (en URSS, février 1945), où Roosevelt retrouva Churchill et Staline, il obtint l'admission de la Chine aux discussions de paix, insista sur la libéralisation du commerce international qu'il voyait comme un moyen de prévenir les guerres futures, et parvint à faire accepter la création de l'organisation des Nations unies pour maintenir la paix.