Valéry, Paul
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Valéry, Paul
2. Un héritier du symbolisme

Paul Valéry naquit à Sète : la présence du soleil et de la mer devaient illuminer de nombreuses pages de sa poésie, et le cimetière marin de la ville lui inspirer un poème célèbre.

Valéry poursuivit ses études secondaires à Montpellier. N’ayant pu faire l’École navale, il entra à la faculté de droit (1888) et « dériva cette passion maritime malheureuse vers les lettres et la peinture ». Il mena des études peu brillantes par « horreur des choses prescrites ». Passionné de poésie, il lut Hugo, Gautier, Baudelaire puis, par l’intermédiaire de À rebours, de Huysmans, il découvrit les poètes symbolistes, en particulier Verlaine et Mallarmé. C’est sous l’influence de ces lectures qu’il composa ses premiers vers.

En 1890, il se lia d’amitié avec Pierre Louÿs, qui lui fit rencontrer Mallarmé, José Maria de Heredia et André Gide. Son activité poétique semblait alors sur la voie de l’épanouissement, puisqu’il avait fait paraître quelques poèmes dans la revue la Conque, par l’intermédiaire de Louÿs. Mais, un jour de 1892, à Gênes, il traversa une crise passionnelle et prit conscience en même temps que la poésie, avec Mallarmé, avait atteint un achèvement.

Cet événement, occasionnant une brusque remise en question de lui-même, l’amena à renoncer à la poésie et à rechercher une nouvelle maîtrise de lui-même pour échapper au confusionnisme : « la littérature n’est rien de désirable si elle n’est pas un exercice supérieur de l’animal intellectuel ».