Cromwell, Oliver
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Cromwell, Oliver
3. Cromwell dans la guerre civile

Membre du Parlement en 1640 (du Court Parlement puis du Long Parlement), Oliver Cromwell voit dans la guerre civile qui éclate en janvier 1642 le signe providentiel de la lutte contre l’épiscopalisme et la royauté détachés des affaires puritaines. Aussi, dès 1643 lève-t-il à ses frais un régiment de cavalerie, baptisé les « Côtes de fer » (Ironside), animé d’un redoutable fanatisme religieux. Promu lieutenant-général en 1644, ce nouveau chef des Indépendants conduit la même année les forces parlementaires à la victoire lors des batailles de Marston Moor (2 juillet) et de Newbury (octobre). En 1645, chargé de réorganiser toute l’armée sur le modèle de ses propres troupes, Cromwell est nommé commandant en second de cette « nouvelle armée modèle » et décime les forces royalistes à la bataille de Naseby (14 juin). En septembre, les partisans du roi sont définitivement vaincus. La première phase de la guerre civile — également appelée la « première guerre civile » — s’achève en avril 1646 lorsque les Écossais livrent Charles Ier au Parlement.

De 1646 à 1649, des idéologies plus démocratiques se développent, telle celle que prône John Lilburne, chef des « Niveleurs », qui tente de rallier à sa cause les principaux généraux (dont Oliver Cromwell) afin d’instaurer un régime égalitaire. Alors que les débats politique et religieux se poursuivent au sein du Parlement, le roi s’évade et se réfugie dans l’île Wight, d’où il conclut un engagement avec les Écossais contre la promesse de faire du presbytérianisme la religion officielle des deux royaumes. Cet accord déclenche la « seconde guerre civile » en juillet 1648. Une armée écossaise envahit alors l’Angleterre mais est battue à Preston, en août 1648 ; le roi est ramené à Londres. Cromwell, pour sa part, approuve la purge du Parlement de ses éléments les plus modérés en décembre 1648 : il ne reste plus dans ce Parlement croupion que quelques membres favorables à la désignation d’une commission chargée de juger le roi pour trahison.