| Varese, Edgar | Format lecture | ||||
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| 3. | Musique spatiale |
Dans les années 1920 et 1930, Varese mit ces idées en pratique dans de nouvelles œuvres telles que Hyperprisme (1922) pour petit orchestre et percussion, Arcane (1927) pour grand orchestre, Ionisation (1929-1931) pour 13 percussionnistes, et Densité 21.5 (1935) pour flûte seule. La démarche que Varese poursuivit consistait à projeter, dans l’univers musical, des figures visuelles, telles que les courbes (paraboles, hyperboles), ou à développer des processus de formation calqués sur la cristallisation.
Dans ses œuvres plus tardives, Varese eut recours au traitement électroacoustique. Déserts (1954) associe des sons préenregistrés, des instruments à vent et à percussion et un piano. Le Poème électronique (1958) fut créé, à la foire mondiale de Bruxelles, à partir d’un enregistrement sur bande magnétique diffusé sur 425 haut-parleurs disposés à différents points du pavillon de la société Philips (conçu par l’architecte et compositeur grec Iannis Xenakis). Retrouvant et systématisant les pratiques des musiciens de la Renaissance, comme Claudio Monteverdi, qui exploitaient dans leurs œuvres les possibilités offertes par l’acoustique des églises, Varese intégra les données de l’architecture dans sa composition. Il fut cofondateur de la Guilde internationale des compositeurs, créée en 1921.