| Lully, Jean-Baptiste | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 2. | Ambitions musicales |
Né à Florence, Giovanni Battista Lulli arriva en France à l’âge de quatorze ans. Il resta attaché à la maison de la duchesse de Montpensier, fille de Gaston d’Orléans, jusqu’en 1652. Aucun témoignage de ses activités ni de sa formation pendant ces sept années ne nous est parvenu, cependant lorsqu’il entra au service de Louis XIV en 1653, comme danseur de ballet, il était capable de composer de la musique et de tenir une place de violoniste dans un orchestre de la cour. Remarqué pour ses qualités de danseur et la beauté de ses mélodies, il obtint la direction de l’un des orchestres royaux et, en 1662, devint maître de musique de la famille royale.
Lully modifia l’écriture de son nom, reniant l’orthographe italienne Lulli, afin de pouvoir passer, auprès du roi, pour le représentant de la musique française. Courtisan subtil, il sut conserver la faveur du souverain toute sa vie durant, n’hésitant pas à faire écarter, parfois sans beaucoup de scrupules, ses rivaux potentiels, dont Marc-Antoine Charpentier. Lully composa d’abord des ballets, tel Alcidiane (1658), pour la cour, et dansa aux côtés du roi dans bon nombre d’entre eux. Collaborant avec Molière, il écrivit la partie musicale et chorégraphique de plusieurs comédies-ballets, notamment les Plaisirs de l’isle enchantée et le Mariage forcé (1664), Monsieur de Pourceaugnac (1669) et le Bourgeois gentilhomme (1670).
Exerçant un véritable monopole sur la vie musicale en France, il sut exalter les fastes et la pompe presque théâtrale de la cour de Louis XIV. En 1672, ses intrigues lui permirent d’obtenir la direction — et l’exploitation exclusive — de l’Académie royale de musique.