| Barras, Paul | Format lecture | ||||
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| 3. | Les premières opportunités politiques |
En mars 1793, Paul Barras est envoyé en mission dans les Alpes pour assurer la levée de 300 000 hommes. Lorsque le gouvernement girondin chute, le 2 juin, le vicomte est toujours en province. Alors que de nombreuses régions s’insurgent contre la prise du pouvoir par les Montagnards (voir insurrections fédéralistes), il participe au siège de Toulon, au cours duquel il fait la connaissance de Napoléon Bonaparte avec lequel il se lie d’amitié. Une fois maître de la ville, Paul Barras mène une sévère répression contre les ennemis de la Révolution ; il laisse également pour la première fois transparaître son objectif ultime : s’enrichir, refaire sa fortune.
En janvier 1794, le Comité de salut public le rappelle à Paris et l’accueille froidement. Aussi Paul Barras entre-t-il dans l’opposition au régime de Terreur « robespierriste ». Néanmoins, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), l’action de Barras dans la chute de Robespierre est relativement limitée : en tant que député de profil militaire, il est appelé au cours de la nuit pour mettre l’Incorruptible hors-la-loi.
Lors de la réaction thermidorienne, Paul Barras est un temps adjoint du général Pichegru (le chef de la Garde nationale), puis est nommé général de brigade. Membre du Comité de sûreté générale, il mène une politique ambiguë, attaquant simultanément les Jacobins (révolutionnaires radicaux) et les émigrés et prêtres réfractaires (contre-révolutionnaires). Nommé commandant en chef des troupes de l’Intérieur, il réprime avec l’aide de son ami Bonaparte l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795). Le « sauveur de la République » sort de cette crise couronné de gloire.