| ondulatoire, mouvement | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 4. | Comportement des ondes |
La vitesse de propagation d'une onde dans un milieu dépend de l'élasticité et de la densité de ce dernier. Une onde transversale, par exemple, se déplace sur une corde tendue à une vitesse qui dépend de la tension de la corde et de sa masse par unité de longueur. Pour doubler la vitesse de l'onde, il faut multiplier la tension de la corde, ou diviser sa masse par quatre ; de même pour réduire la vitesse de moitié, il faut quadrupler la masse de la corde ou diviser sa tension par quatre. Les ondes électromagnétiques, pour leur part, ont une vitesse dans le vide de près de 300 000 km/s, appelée vitesse de la lumière. Toutefois, cette vitesse diminue lorsque les ondes électromagnétiques traversent un milieu matériel, comme l'air de l'atmosphère, l'eau ou un cristal.
Lorsque deux ondes se rencontrent en un point, le déplacement résultant est la somme géométrique des déplacements produits par chacune des deux ondes. Si les deux vibrations ont lieu dans la même direction, elles se renforcent et leurs amplitudes s'additionnent. Si les vibrations sont dans des directions opposées, les ondes se combattent et leurs amplitudes se soustraient, phénomène appelé interférence. Voir aussi Diffraction.
Lorsque deux ondes de même longueur d'onde et de même amplitude se déplacent à la même vitesse mais dans des directions opposées, on obtient des ondes stationnaires. Par exemple, si une corde est attachée à un mur par l'une de ses extrémités et secouée à l'autre bout, des ondes se déplacent jusqu'au mur où elles rebondissent en sens opposé. Si la réflexion est parfaitement efficace, l'onde réfléchie est décalée par rapport au train d'ondes incident d'une demi longueur d'onde. Des interférences ont alors lieu et le déplacement résultant en tout point et à tout moment se trouve être la somme des déplacements individuels des ondes. On observe qu'il n'y a pas de mouvement aux points où les crêtes de l'onde incidente se superposent aux creux de l'onde réfléchie. Mais à mi-chemin entre de tels nœuds, les ondes se rencontrent en phase, c'est-à-dire que les crêtes se superposent l'une l'autre, de même que les creux. En ces points, l'amplitude de l'onde résultante est alors deux fois plus grande que celle de l'onde incidente. Globalement, la corde se trouve divisée en sections (mesurant une longueur d'onde) par les nœuds qui ne se déplacent pas le long de la corde, alors qu'entre les nœuds, la corde vibre de manière transversale et amplifiée.
Les ondes stationnaires affectent notamment les cordes des instruments de musique. Une corde de violon vibre dans son ensemble lorsqu'on lui applique l'archet ou qu'on la pince, les deux extrémités constituant des nœuds auxquels s'ajoutent d'autres nœuds à la moitié, aux tiers et aux autres fractions de la longueur de la corde, l'ensemble vibrant de concert. La plus longue vibration produit la note de musique fondamentale, les vibrations superposées de plus courtes longueurs d'onde produisant les différentes harmoniques.
En mécanique quantique (voir Quantique, théorie), la structure de l'atome peut s'expliquer par analogie avec un système d'ondes stationnaires. Ainsi les dernières percées de la physique moderne s'appuient sur la théorie des ondes et des mouvements ondulatoires.
Voir Séisme ; Optique.