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Premières versions |
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Le Faust de Spiess |
Quoi qu'il en soit, bien des légendes se cristallisent autour de son nom durant tout le XVIe siècle, Johann Spiess est le premier à fixer ces histoires dans son Livre populaire, édité à Francfort en 1587. C'est à la suite de cette « biographie » légendaire que le pacte de Faust avec le diable se fixe dans la mythologie populaire et donne lieu à toutes sortes de contes, de légendes, de spectacles de marionnettes, etc. Dans la version de Spiess, Faust est athée, mais il croit cependant au diable, puisqu'il lui achète, au prix de son âme immortelle, la jeunesse, la connaissance et des pouvoirs magiques pour une période de vingt-quatre ans. Ses préoccupations, on le voit, sont la connaissance, mais aussi les plaisirs et les biens de ce monde.
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Le Faust de Marlowe |
Vers 1590, Christopher Marlowe adapte, à son tour, le mythe de Faust (la Tragique Histoire du docteur Faust) dans une version qui reste très proche de celle de Spiess. Le héros devient l’objet d’innombrables spectacles de marionnettes (Faustpuppenspiele). Par la suite, nombre d'écrivains s'emparent du personnage pour y projeter leurs propres angoisses ou leurs préoccupations. De la recherche orgueilleuse d'une semi-divinité, Faust évolue progressivement vers le désespoir du pénitent, dont le repentir est généralement trop tardif pour le sauver de la damnation.
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Le Faust de Lessing |
Gotthold Ephraim Lessing, dans sa version inachevée du mythe (Faust, v. 1759), est le premier à suggérer la possibilité du rachat de Faust : une scène de sa pièce montre comment le personnage — ici champion du savoir plutôt que de l'ambition personnelle —, peut être sauvé si Dieu reconnaît la sincérité de sa quête de la connaissance.
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