| Hawks, Howard | Format lecture | ||||
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| 4. | Un auteur consensuel |
Cinéaste de l'évidence, comme l'écrit Jacques Rivette, il est à l’époque fortement soutenu par la critique française des Cahiers du cinéma qui, depuis presque dix ans, l'estime comme un des plus grands auteurs du monde. Rio Bravo a d’ailleurs été accueilli avec autant d’enthousiasme par la critique intellectuelle que par le public populaire. En Europe, plusieurs ouvrages paraissent sur lui, et la Cinémathèque lui rend hommage.
Hatari ! (1962), tourné en Afrique, où John Wayne et d’autres acteurs chassent véritablement des animaux sauvages paraît aujourd’hui navrant de cruauté, mais c’est à l’époque un succès mondial. Ses deux films suivants sont en revanche des échecs commerciaux. Pourtant le Sport favori de l'homme (Man's Favorite Sport, 1964) est une formidable comédie sur l'impuissance et Ligne Rouge 7 000 (Red Line 7 000) reprend ce thème dans le milieu des courses automobiles.
De fait, les personnages de Howard Hawks ne sont jamais d’indestructibles héros, ils sont au contraire vulnérables, souvent atteints d’une infirmité mentale ou physique. De plus, les femmes comptent énormément dans son œuvre. Généralement fortes, elles décident et agissent à l’égal des hommes. Ces constantes « hawksiennes » se retrouvent dans ses deux derniers films : El Dorado (1967) qui réunit son acteur fétiche John Wayne et Robert Mitchum, et Rio Lobo (1970), un western crépusculaire magnifié par un John Wayne vieillissant.
Auteur à part entière, expérimentateur rigoureux et discret, artiste au plein sens du terme, Howard Hawks est généralement salué comme un cinéaste majeur.