Alexandre Ier Pavlovitch
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Alexandre Ier Pavlovitch
3. Un regain purement autocratique

En 1812, Alexandre Ier rompt alors l'alliance avec la France impériale. La même année, Napoléon lance la campagne de Russie, qui se solde par la malheureuse retraite de Moscou. Dès lors, Alexandre, réhabilité dans son prestige, s'impose comme une figure incontournable dans la coalition européenne qui entraîne la chute de Napoléon. En 1815, outre qu’il est un des artisans du congrès de Vienne, il conclut avec l'Autriche et la Prusse le pacte de la Sainte-Alliance, dont l'objectif proclamé est de défendre les hauts préceptes de la chrétienté au sein des puissances européennes.

Dans les dernières années de son règne, le tsar met en place une politique despotique et réactionnaire, menée de main de fer par le général Araktcheïev. La foudre des libéraux attisée, son règne se termine dans une ambiance de fronde, de complot, d’exil et de répression. Lorsqu’Alexandre meurt en 1825 d’une crise de paludisme, son frère Nicolas Ier Pavlovitch monte sur le trône dans un climat insurrectionnel, hostile à l’autocratie (révolte des voir décabristes).