| Carnot, Lazare | Format lecture | ||||
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| 4. | En marge de l’aventure impériale |
Nommé par le Premier consul Napoléon Bonaparte ministre de la Guerre (avril 1800), Lazare Carnot démissionne quelques mois plus tard avant d’entrer au Tribunat en mars 1802. Mais, refusant de cautionner l’évolution du régime au profit de Bonaparte, il vote contre le Consulat à vie puis contre l’Empire.
Il entre alors dans l’opposition et, après la dissolution du Tribunat en août 1807, se tient en marge de la vie politique, se consacrant aux mathématiques et à la théorie militaire. Il publie notamment en 1803 une Géométrie de position — faisant de lui l’un des fondateurs de la géométrie moderne (aux côtés de Gaspard Monge) — puis en 1810 De la défense des places fortes — considéré comme un classique de la technique des fortifications.
Rejoignant l’empereur en 1814, il assure la défense d’Anvers en tant que général de division et gouverneur de la ville. Lors des Cent-Jours, il est ministre de l’Intérieur et reçoit le titre de comte de Feulins. Exilé comme régicide lors de la seconde Restauration, il séjourne un temps auprès du tsar Alexandre Ier, qui lui confère le titre de lieutenant général honoraire puis, ruiné, se retire à Magdebourg, où il meurt.
Savant éminent, considéré comme l’un des fondateurs de la géométrie analytique, il a été élu à l’Académie des sciences en 1796. Ses deux fils, Nicolas Léonard Sadi et Lazare Hippolyte, suivent les traces de leur père, l’un dans le domaine des sciences, l’autre dans celui de la politique. En 1889, le président de la République Sadi Carnot, fils de Lazare Hippolyte, fait transférer les cendres de son grand-père au Panthéon.