vampire
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3. Histoire du mythe

Les morts vivants apparaissent dans les textes dès le xiie siècle, notamment dans un récit du chanoine anglais Walter Map, De Nugis Curialium, vers 1193. Le vampire devient rapidement un démon dont l’Église reconnaît l’existence. L’emploi d’objets liés au culte chrétien est d’ailleurs considéré comme l’une des seules armes efficaces pour le faire fuir, et la religion vient offrir aux âmes terrorisées un refuge inespéré. Les pays d’Europe de l’Est, en particulier la Roumanie, voient prospérer les témoignages relatifs au vampirisme. Une peur collective s’y développe dès le xive siècle, pour atteindre son apogée au xviiie siècle, et un grand nombre de rituels s’y mettent en place. Certains personnages historiques contribuent également, par leurs méfaits, à entretenir la légende. Le plus célèbre est le terrible Vlad Tepes (1431-1476), dit l’Empaleur, prince de Valachie connu pour ses pratiques barbares, et qui a inspiré le personnage de Dracula. La comtesse hongroise Erzebeth Bathory est quant à elle jugée en 1611 pour avoir saigné plusieurs centaines de jeunes filles dans l’espoir de gagner, grâce à des bains de sang, une beauté éternelle.

Au xixe siècle, le vampire perd quelque peu son pouvoir maléfique dans les croyances populaires, pour devenir un personnage d’importance de la littérature fantastique. Décrit alors comme un être sensuel et raffiné, il se pare d’une aura qui sied tout particulièrement à l’univers romantique.