Belgique
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Belgique
2. Milieu naturel
1. Relief

D’une longueur de 282 km, du sud-est au nord-ouest, et d’une largeur d’environ 145 km, la Belgique est d’une superficie de 30 528 km². Elle a la forme d’un triangle. Bien qu’elle soit un pays de petite dimension, elle possède un relief diversifié. Au sud et au sud-est, la haute Belgique est constituée par la partie belge du massif des Ardennes. Celui-ci est limité au nord par le sillon houiller qui relie les bassins charbonniers du nord de la France à la Ruhr. Cette dépression est drainée par la Sambre et la Meuse. Au-delà, de l’Escaut au Limbourg, s’étagent les bas plateaux calcaires limoneux du Hainaut, du Brabant et du Cambrésis. À l’ouest de l’Escaut commence la basse Belgique, les pays flamands aux plaines argileuses et sablonneuses qui se terminent sur la côte par un cordon de dunes.

L’Ardenne est un vieux massif aux formes lourdes et aplanies, constitué de roches dures (grès, schiste) datant de l’ère primaire. Son relief se caractérise par de hauts plateaux entrecoupés de vallées profondes. D’une altitude moyenne de 460 m, ce massif est couvert de forêts que trouent les dépressions tourbeuses des Hautes-Fagnes où se trouve le point culminant de la Belgique, le signal de Botrange (694 m). C’est un pays rude et pauvre, peu peuplé, où les seules ressources ont longtemps été la culture du seigle puis de la pomme de terre.

Vers le sud, la Lorraine belge, qui appartient à l’ensemble géographique du Bassin parisien, est une région de cuestas où sont pratiqués l’élevage et l’exploitation du minerai de fer. Au nord, la limite des hauts plateaux ardennais est marquée par une dépression qui porte le nom de Famenne à l’est de la Meuse, et de Fagne à l’ouest.

Le sillon de la Sambre et de la Meuse, creusé dans des terrains carbonifères, est formé par une suite de bassins charbonniers, qui s’étendent dans le Borinage, de Charleroi à Liège, ainsi que de plateaux aux altitudes comprises entre 100 et 200 m. Il est prolongé en direction de l’ouest par la dépression de la Haine. Ce couloir, interrompu dans la région de Namur, reprend dans la vallée de la Vesdre. Au nord de la Vesdre, le pays de Herve est un plateau crayeux et argileux, caractérisé par un paysage de bocages. Cet axe hydrographique a permis le développement d’un véritable réseau de transports et a été à l’origine de l’essor industriel de la région.

La moyenne Belgique, en Hesbaye et en Hainaut, est recouverte d’un manteau de lœss qui donne à ces régions leur unité. La Flandre et la Campine forment la basse Belgique où l’altitude n’est jamais supérieure à 20 m, hormis quelques buttes et collines comme le mont Kemmel (151 m), le mont Saint-Aubert, le mont de l’Enclus. Les rivières y tracent leur cours à travers les alluvions des vallées. Le paysage est ici une résultante du travail de l’homme, la Flandre intérieure ayant été défrichée depuis des siècles. L’ensemble offre un paysage typique de bocage voué à des cultures variées. La Campine, quant à elle, est naturellement stérile : sableuse et caillouteuse, elle ne peut porter que des cultures peu exigeantes.

En bordure de la mer du Nord, la Flandre maritime est une étroite bande de terres sablonneuses qui n’est jamais large de plus de 20 km ; à l’abri des dunes, elle couvre pratiquement toute la côte jusqu’à Anvers et le pays de Waes.

La zone côtière est formée par des polders, protégés par des digues et conquis sur la mer entre les xiiie et xve siècles. L’intérieur des terres est occupé par des pâturages drainés par des canaux. L’altitude de la plaine côtière ne dépasse jamais 20 m. La côte rectiligne et plate est pauvre en sites portuaires abrités. Ostende et les autres ports toujours menacés d’ensablement ne subsistent que grâce à un drainage constant.

2. Hydrographie

Le réseau hydrographique est dense, aux divers cours d’eau s’ajoutent de nombreux canaux. Les principaux fleuves sont l’Escaut (Schelde en flamand) et la Meuse (Maas). Tous deux prennent leur source en France et, d’une manière générale, sont navigables dans toute la Belgique : la Meuse, longue de 925 km et sujette à des crues de printemps, a un régime régulier qui la rend accessible à des chalands de 1 350 t sur tout son parcours belge. Elle se jette en mer du Nord sur le territoire néerlandais. Sur l’Escaut, la principale voie navigable de Belgique longue de 435 km, se trouvent les ports d’Anvers et de Gand. La marée remonte l’Escaut jusqu’à Gand, à 170 km de son embouchure.

Les principaux affluents de l’Escaut sont les rivières Lys d’une longueur de 214 km, Dendre, Senne (Zenne) et Rupel. La Sambre, reliée à l’Oise par un canal, et l’Ourthe sont les principaux affluents de la Meuse. En Flandre coule l’Yser qui prend sa source en France et est canalisé sur le territoire belge.

3. Climat

La Belgique est exposée aux influences adoucissantes de l’Atlantique et des vents d’ouest. Le climat tempéré est doux et humide avec de faibles écarts thermiques. À l’intérieur des terres, à l’écart des influences maritimes modératrices, l’amplitude thermique augmente considérablement. Dans l’Ardenne, les étés chauds et pluvieux alternent avec des hivers froids et longs : on compte entre 100 et 120 jours de gel par an. Les fortes précipitations se limitent presque exclusivement aux régions d’altitude élevée et le long des côtes. Le brouillard et le crachin y sont fréquents, et avril et novembre sont des mois particulièrement pluvieux.

La température moyenne annuelle de la Belgique est de 8,3 °C. À Bruxelles, elle est de 10 °C ; la moyenne de janvier est de 2,2 °C, celle de juillet de 17,8 °C. Les précipitations moyennes annuelles pour l’ensemble du pays sont de 699 mm.

4. Végétation et faune

L’abondance des précipitations et l’humidité du climat favorisent une végétation naturelle de feuillus, de landes et de prairies, mais les activités humaines contribuent à la modification de cette végétation. La faune est celle des pays européens de climat tempéré.