Brown, James
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Brown, James
2. Le « dynamiteur » du rhythm and blues

Né à Augusta (État de Géorgie) dans une famille d’ouvriers agricoles, James Brown travaille dès son plus jeune âge pour assurer sa survie. Tour à tour rabatteur de prostituées, cireur de chaussures et laveur de voitures, ce jeune homme passionné par le base-ball et par la boxe (qu’il pratique assidûment) tente de faire carrière dans le sport. Mais après avoir gagné un concours de chant (il a également appris à jouer de la batterie, de l’orgue et du piano), il se tourne résolument vers une carrière de chanteur, interrompue par un premier séjour en prison.

Une fois libéré, il fonde son propre groupe, James Brown & The Famous Flames, et signe un contrat avec le label King Records. Il obtient son premier succès en 1956 avec « Please, Please, Please » ; en s’émancipant de sa formation gospel, James Brown se rapproche de Little Richard, et le chant cède la place aux ahanements, aux grognements et aux cris. Cette première partie de carrière placée sous le signe du rhythm and blues atteint son apogée avec Live at The Apollo (1963, enregistré en 1962). Véritable « bête de scène », James Brown gagne à cette époque le surnom de « Mr. Dynamite » à la faveur d’une énergie et d’une agilité de danseur hors du commun.