| Gabin, Jean | Format lecture | ||||
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| 2. | De l’opérette au cinéma |
Né à Paris, fils de chanteurs d'opérette et de café concert, Jean-Alexis Moncorgé, dit Jean Gabin, est élevé par sa sœur aînée à Mériel, près de l'Isle-Adam (en région parisienne), puis revient à Paris au moment de la Grande Guerre. Il apparaît une première fois sur scène à quatorze ans, avant d’entrer au pensionnat. Ses études terminées, il se destine au métier de manœuvre. En 1922, il se décide pourtant à remonter sur les planches où il apprend « sur le tas » à chanter et à jouer la comédie. En 1928, il se fait connaître alors qu’il est le partenaire de Mistinguett au Moulin-Rouge.
Devenu jeune premier comique, il apparaît pour la première fois à l’écran dans un film d'opérette, Chacun sa chance (1930) de René Pujol et Hans Steinhoff. Il enchaîne la même année avec Méphisto (1930), serial de Henri Debain, Nick Winter et René Navarre, avant de tenir son premier rôle de mauvais garçon dans Paris béguin (1931) d’Augusto Genina. Il tourne ensuite dans une comédie de Jacques Tourneur, Tout ça ne vaut pas l'amour (1931), incarne un voyou dans Cœur de lilas (1931) d’Anatole Litvak, un marin dans Pour un soir (1931) de Jean Godard, un opérateur de cinéma dans Cœurs joyeux (1931) de Hans Schwartz et Max de Vaucorbeil et un mécanicien d'avion dans Gloria (1932) de Hans Brandt et Yvan Noé.
Maurice Tourneur lui confie ensuite un rôle comique dans les Gaîtés de l'escadron (1932), puis Harry Lachmann lui fait jouer un mélodrame, la Belle Marinière (1932). Jean Daumery le dirige dans la version française d’un film de Howard Hawks, La foule hurle (1932), où il reprend le personnage incarné par James Cagney dans la version américaine. Après deux films avec l’actrice Brigitte Helm, l'Étoile de Valencia (1933) de Serge de Poligny et Adieu les beaux jours (1933) de Johannes Meyer et André Beucler, il tient le premier rôle du Tunnel (1933) de Curtis Bernhardt, travaille sous la direction de Georg Wilhelm Pabst dans Du haut en bas (1933) et donne la réplique à Joséphine Baker dans Zouzou (1934) de Marc Allégret.