clown
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2. De l'acrobatie au jeu scénique

Le terme est dérivé de l'anglais clod, qui signifie « paysan », « balourd », « rustre ». Le premier numéro comique sur une piste fut créé par l'inventeur du cirque moderne, Philip Astley : la « course du tailleur à Brentford » était une parodie équestre mettant en scène un tailleur, réputé piètre cavalier. Astley présenta en France le « claune » Billy Saunders, écuyer comique et dresseur de chiens, à la fin du XVIIIe siècle. Les clowns maîtrisèrent ensuite toutes les disciplines du cirque, notamment l'acrobatie.

Ayant pour seul décor la piste, ne pouvant utiliser que des accessoires simples, les clowns jouaient de l'expression de leur corps et de leur visage pour tourner en dérision les faiblesses humaines (gourmandise, peur, paresse ou jalousie). Ces thèmes constituent toujours la trame des numéros contemporains.

Les personnages se sont fixés progressivement. D'abord solitaires, les clowns eurent pour premiers partenaires des animaux. Dans les années précédant la révolution de 1917, le Russe Dourov utilisait des animaux de ferme comme acteurs de féroces satires sociales.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle se généralisa le personnage de l'auguste, dépenaillé, vêtu d'un long manteau informe et chaussé de souliers démesurément grands. Grotesque, extravagant, il avait pour alter ego le clown blanc, que Joseph Grimaldi, au début du XIXe, avait habillé d'un costume pailleté. Le clown blanc autoritaire et l'auguste impertinent constituèrent un duo antagoniste, rappelant celui de Guignol et du gendarme.