Lehár, Franz
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Lehár, Franz
3. Un monde en évolution

Après-guerre, Franz Lehár connaît encore de beaux succès, tel le Pays du sourire (Das Land des Lächelns, 1929), mais l’heure de l’opérette viennoise est passée et le public européen se laisse séduire par le jazz ou par les comédies musicales américaines. Franz Lehár compose quelques musiques de films et une comédie musicale, Giuditta (1934) ; il s’occupe de l’adaptation de ses opérettes pour le cinéma et crée sa propre maison d’édition en 1935. Survient la Seconde Guerre mondiale ; la prédilection de Hitler pour la Veuve joyeuse et l’apparente indifférence de Lehár à l’égard de la situation politique sont fatales à sa réputation. Lehár part vivre en Suisse et ne revient qu’en 1948 en Autriche, où il meurt quelques mois plus tard.

Ses opérettes séduisent par leurs valses tendres et charmeuses, leurs mélodies attrayantes et généreuses pour la voix ; Franz Lehár sait faire bon usage des mélodies populaires traditionnelles et d’instruments étrangers au grand orchestre romantique, comme le célesta ou la balalaïka. Dans la Veuve joyeuse, la qualité et la crédibilité du livret assurent, en outre, à l’œuvre entière une homogénéité parfois absente de ses autres opérettes.