Marie-Antoinette
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Marie-Antoinette
3. Marie-Antoinette, une contre-révolutionnaire

Lorsque la Révolution éclate en 1789, Marie-Antoinette — élevée dans la tradition absolutiste — n’entend pas les aspirations populaires et se place immédiatement à la tête du mouvement de résistance. Contre l’idée même de monarchie constitutionnelle, elle s'oppose également à tout compromis avec les révolutionnaires modérés, préférant aux appuis du comte de Mirabeau et du marquis de La Fayette, l'aide étrangère de son frère, l'empereur Léopold II. La tentative de fuite de la famille royale et son arrestation à Varennes (juin 1791) discréditent fortement la royauté, et la prise du palais des Tuileries le 10 août 1792 par le peuple parisien signe la chute de la monarchie.

Le 13 août 1792, Louis XVI, Marie-Antoinette et leurs enfants sont emprisonnés au Temple. Alors que le roi est traduit en justice, condamné et exécuté le 21 janvier 1793, Marie-Antoinette, séparée de ses enfants, est transférée à la Conciergerie le 1er août de la même année. Le 14 octobre, elle comparaît devant le Tribunal révolutionnaire qui la condamne à mort pour trahison. Elle est guillotinée à Paris le 16 octobre 1793.