| Renoir, Jean | Format lecture | ||||
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| 4. | La période américaine et les dernières œuvres |
Exilé aux États-Unis en 1940 (laissant inachevée une adaptation de la Tosca par Victorien Sardou, qui sera finalement tournée par Carl Koch), Jean Renoir prit la nationalité américaine. S’il s’adapta difficilement au système hollywoodien, il réalisa néanmoins plusieurs œuvres de commande, notamment des films de propagande (Vivre libre / This Land is Mine, avec Charles Laughton, 1943 ; Salut à la France / A Salute to France, 1944) et des adaptations littéraires (le Journal d’une femme de chambre / The Diary of a Chambermaid, d’après Octave Mirbeau, 1946), avant de partir en Inde tourner le Fleuve (The River, 1951), film en couleurs, contemplatif et serein, d’un humanisme parfois désenchanté. L’œuvre eut une influence durable sur le cinéma indien lui-même.
De retour en Europe au début des années 1950, Jean Renoir tourna encore le Carrosse d’or (d’après Prosper Mérimée, 1952), French Cancan (avec Jean Gabin et Françoise Arnoul, 1955), Elena et les Hommes (avec Ingrid Bergman et Jean Marais, 1956) et le Caporal épinglé (d’après Jacques Perret, 1962). Rencontrant des difficultés de plus en plus importantes à produire ses films, il se tourna vers la télévision (le Petit Théâtre de Jean Renoir, 1969-1971) et se consacra plus largement à l’écriture : il publia un livre sur son père, Renoir, mon père (1962), son autobiographie, Ma vie et mes films (1974), un essai (Écrits 1926-1971, 1974), quelques pièces de théâtre (Orvet, 1955) ainsi que plusieurs romans (les Cahiers du capitaine Georges, 1966 ; le Crime de l’Anglais, 1979). En 1970, il prit sa retraite à Beverly Hills, où il mourut en 1979.