| Russie | Format lecture | ||||
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| 2. | Milieu naturel |
Avec une superficie de 17 075 200 km2, la Russie est le plus vaste pays du monde. Elle forme un État-continent, étendu sur près de 3 000 km du nord au sud et sur près de 9 000 km d’ouest en est (11 fuseaux horaires). La Russie est à cheval sur les continents européen et asiatique, la frontière conventionnelle étant constituée par les monts Oural, avec 25,3 % du territoire est en Europe et 74,7 % en Asie (Sibérie). Elle possède 37 653 km de côtes, le long de l’océan Arctique et de l’océan Pacifique.
| 1. | Relief |
La Russie peut être divisée en quatre grandes régions géographiques : la Russie d’Europe, à l’ouest de l’Oural, la Sibérie occidentale, la Sibérie orientale et l’Extrême-Orient russe. Le relief général consiste en de vastes plaines et plateaux, bordés au sud et à l’est par une ceinture discontinue de hautes montagnes périphériques. Immensité et platitude générale donnent aux paysages un caractère fortement monotone.
La Russie d’Europe (Russie occidentale) est une vaste plaine dont l’altitude moyenne est de 180 m environ. Il existe toutefois quelques hauteurs : montagnes de Khibiny (1 191 m), dans la presqu’île de Kola ; plateau des Valdaï (321 m), à l’ouest de Moscou. C’est sur ce dernier que prend naissance le réseau hydrographique de la plaine européenne (Dniepr, Volga, Daugava). Les glaciations du quaternaire y ont laissé leur empreinte, notamment au nord-ouest où elles sont à l’origine de nombreuses cuvettes lacustres (lac Ladoga, lac Onega). La dernière glaciation, qui s’acheva il y a environ 14 000 ans, a laissé une longue moraine frontale, depuis la frontière biélorusse jusqu’à la côte arctique, à l’ouest de l’embouchure de la Petchora. La partie méridionale de la plaine européenne se caractérise par des sols de terres noires (tchernoziom) très fertiles, notamment dans les bassins du Don, de la Volga et du Kouban. Au sud, entre la mer Noire et la mer Caspienne, se dresse la barrière montagneuse du Caucase, montagne jeune, fortement sismique. Le Grand Caucase au nord forme la frontière avec la Géorgie et l’Azerbaïdjan. Il culmine à 5 642 m d’altitude au sommet du mont Elbrouz, volcan éteint et plus haute montagne d’Europe. À l’est, la Russie d’Europe est bordée par les monts Oural, massif ancien très érodé d’altitude moyenne (Narodnaïa, 1 894 m). Ce sont des montagnes riches en gisements minéraux.
À l’est de l’Oural s’étend, sur plus de 2 000 km, la vaste plaine de Sibérie occidentale, ouverte sur l’océan Arctique, dont le soubassement est constitué par un socle ancien. Elle est formée de basses terres (moins de 200 m d’altitude), extrêmement plates et mal drainées. Couverte de dépôts glaciaires, héritages des glaciations quaternaires, la région est parsemée de lacs et de marécages.
À l’est de l’Ienisseï s’étendent les plateaux de Sibérie centrale, qui culminent entre 300 et 1 200 m d’altitude. La région, accidentée par des fossés (lac Baïkal) et de profonds canyons, possède de nombreux gisements minéraux. Aux frontières méridionales se dresse une haute barrière montagneuse formée par l’Altaï (mont Beloukha, 4 506 m) et les monts Saïan (Mounkou Sardyk, 3 491 m).
À l’est de la Lena s’élèvent les massifs montagneux de l’Extrême-Orient russe (Sibérie orientale), avec au nord les monts de la Kolyma (1 962 m), au centre les monts de Verkhoïansk (2 389 m), au sud-ouest les monts Stanovoï (2 999 m) et les monts Iablonovyï (1 680 m) et au sud-est les monts Sikhote-Aline (2 077 m). À l’est, en bordure de l’océan Pacifique, se dressent des chaînes plus récentes et plus élevées. L’activité volcanique est importante dans cette région qui fait partie de la « ceinture de feu du Pacifique ». La péninsule du Kamtchatka comporte 120 volcans dont 23 sont encore en activité. Le plus élevé, le mont Klioutchevskaïa, culmine à 4 750 m. La chaîne volcanique du Kamtchatka se prolonge vers le sud dans les îles Kouriles qui possèdent également une centaine de volcans dont 35 en activité.
| 2. | Hydrographie |
La Russie est parcourue par de très longs fleuves, notamment en Sibérie et en Russie extrême-orientale. À l’exception de l’Amour et de la Volga, ils s’écoulent du sud vers le nord, en direction de l’océan Arctique.
Les fleuves les plus longs sont : l’Amour (2 874 km), fleuve d’Extrême-Orient, tributaire du Pacifique, servant de frontière entre la Russie (Sibérie) et la Chine du Nord-Est (Mandchourie) ; la Lena (4 400 km), fleuve de Sibérie orientale, tributaire de l’océan Arctique (mer des Laptev) ; l’Ob (3 680 km), fleuve de Sibérie occidentale, tributaire de l’océan Arctique (mer de Kara), qui forme avec l’Irtych le plus long bassin hydrographique du pays (5 410 km) ; l’Ienisseï (4 090 km), fleuve de Sibérie centrale, tributaire de l’océan Arctique (mer de Kara). La Volga (3 700 km), tributaire de la mer Caspienne, est le fleuve le plus long d’Europe. Avec ses deux principaux affluents, la Kama et l’Oka, elle draine une grande partie de la plaine européenne orientale. Le Don (1 870 km), tributaire de la mer Noire (mer d’Azov), draine la plaine européenne méridionale.
En raison de la platitude générale, les fleuves présentent une faible pente. Ils sont tous pris par la glace en hiver. Après un long embâcle (de 180 à 240 jours en Sibérie), les fleuves connaissent au printemps une débâcle plus précoce en amont qu’en aval. Il en résulte de redoutables inondations.
La Russie possède de nombreux lacs naturels d’origines diverses (relief glaciaire, fossé tectonique). Outre la mer Caspienne (371 000 km²), lac résiduel au sein de la dépression aralo-caspienne, le plus grand lac intérieur est le lac Baïkal (31 500 km²), situé en Sibérie orientale. Lac le plus profond du monde (1 637 m), il constitue la plus grande masse d’eau douce de la planète. Son unique émissaire, l’Angara, alimente l’Ienisseï. Les autres grands lacs sont le lac Ladoga, le plus grand lac d’Europe (18 390 km²), et le lac Onega (9 610 km²), tous deux d’origine glaciaire, situés au nord-ouest de la Russie d’Europe et dont le principal émissaire, la Neva, rejoint le golfe de Finlande.
| 3. | Climat |
Le territoire de la Russie est soumis, dans sa plus grande partie, à un climat continental rigoureux, avec des hivers longs et froids, des étés chauds mais courts, et des saisons intermédiaires réduites. La majeure partie du pays connaît plus de cent vingt jours de gel par an. Plusieurs facteurs interviennent : la haute latitude, l’immense extension continentale et l’absence d’influence maritime modératrice.
La latitude explique en grande partie le froid. La Russie est un pays nordique, traversé par le cercle polaire arctique, et près de 85 % du territoire se situent au nord du 50e parallèle. L’absence de reliefs septentrionaux facilite la pénétration des masses d’air froid polaire. À l’inverse, les hautes montagnes qui s’échelonnent le long de la frontière méridionale interdisent pratiquement toute pénétration des masses d’air tropical. Du fait de l’immensité continentale, les océans bordiers n’ont qu’un très faible effet modérateur. L’océan Arctique est gelé presque toute l’année. Les littoraux de la mer d’Okhotsk et de la mer du Japon sont pris par les glaces plusieurs mois par an.
La continentalité est responsable des fortes amplitudes thermiques annuelles et de la relative sécheresse qui affectent une grande partie du pays. À Moscou (Russie occidentale), la température moyenne de janvier est de - 9,4 °C et celle de juillet de 19 °C, soit une amplitude annuelle de 28,4 °C. Cette amplitude augmente vers l’est (38,7 °C à Irkoutsk). Le climat de la Sibérie centrale et de l’Extrême-Orient russe se caractérise par des températures extrêmes, avec des moyennes hivernales de - 15 °C à - 40 °C. Oïmiakon (république de Sakha, en Extrême-Orient) détient le record mondial de froid pour un lieu habité (- 68 °C) et Verkhoïansk (république de Sakha) celui de la plus forte amplitude thermique annuelle (102,8 °C), avec une température moyenne de - 48,9 °C en janvier et de 15 °C en juillet.
Dans le nord de la Russie d’Europe et dans une grande partie de la Sibérie, le sol est gelé en profondeur en permanence (merzlota) (voir Permafrost). Au printemps, il dégèle en surface, formant de vastes marécages (raspoutitsa).
La majeure partie de la Russie connaît une relative sécheresse, 90 % du territoire recevant moins de 600 mm de précipitations annuelles, essentiellement en régime d’été. Le total des précipitations annuelles, plus élevé à l’ouest, diminue vers l’est et vers le nord. La Russie d’Europe reçoit une moyenne de précipitations de 800 mm, à l’ouest, à moins de 400 mm, le long des côtes de la mer Caspienne (575 mm à Moscou, 462 mm à Iekaterinbourg, dans l’Oural), la Sibérie de 500 mm à moins de 300 mm (213 mm à Iakoutsk, en Sibérie centrale), et la côte arctique autour de 300 mm.
Toutefois, compte tenu de l’immensité et de l’extension en latitude du territoire, des nuances introduisent une certaine diversité climatique.
Au nord, le littoral de l’océan Arctique connaît un climat polaire, avec des températures moyennes du mois de juillet inférieures à 10 °C. Au sud de cette zone, un climat subarctique (périglaciaire) affecte le nord de la Russie d’Europe (jusqu’à Saint-Pétersbourg) et presque toute la Sibérie et la Russie extrême-orientale, où il présente un caractère hypercontinental. Les hivers y sont très longs et particulièrement rudes (cent quatre-vingts à deux cent vingt jours de gel par an). Un climat continental modéré règne sur la majeure partie de la Russie d’Europe, qui bénéficie des influences océaniques de la mer Baltique. Il caractérise également la frange méridionale de la Sibérie occidentale et la région de Vladivostok, au sud-est de la Russie extrême-orientale, qui bénéficie des influences océaniques du Pacifique. Enfin, le littoral de la mer Noire connaît un climat méditerranéen.
| 4. | Végétation et faune |
| 4.1. | Végétation |
La végétation présente une disposition zonale, en étroite relation avec les climats.
Au nord, le littoral arctique est le domaine de la toundra, formation végétale rase composée de mousses, de lichens, de fougères et d’arbres nains (saules arctiques, genévriers). Le froid extrême et la courte durée de la saison végétative y interdisent la croissance d’arbres. Le sous-sol y est gelé en permanence, à une grande profondeur. Seule une couche de surface peu profonde, dégelée en été, permet la croissance d’une végétation rabougrie.
Au sud de la toundra s’étend le domaine de la forêt boréale (taïga). Celle-ci forme une très vaste zone forestière, frangée au sud par une étroite bande de forêt mixte. La taïga russe est une immense forêt continue de conifères (pins, sapins, mélèzes). Elle couvre le nord de la Russie d’Europe et une grande partie de la Sibérie et de la Russie extrême-orientale. Elle se développe dans un milieu naturel très difficile : climat hypercontinental, permafrost, sols podzoliques, immenses marécages liés à la débâcle printanière des fleuves.
Plus au sud encore, la forêt s’enrichit de feuillus (bouleaux, charmes, peupliers, chênes, érables) et devient une forêt mixte puis une forêt de feuillus, là où les sols sont les plus favorables (sols bruns forestiers). Les forêts de feuillus couvrent principalement la partie orientale de la plaine européenne ainsi que le sud de la Russie extrême-orientale (vallée de l’Amour, vallée de l’Oussouri). Au total, la forêt couvre les deux tiers du pays.
Vers le sud, la forêt se dégrade en une steppe boisée, aujourd’hui presque entièrement défrichée et mise en culture, puis laisse la place, en raison de la sécheresse croissante, à une steppe (prairie naturelle à graminées). Celle-ci s’étend, sur une largeur de 200 à 500 km, sur la plaine nord caucasienne et sur la partie méridionale de la Sibérie occidentale, jusqu’à l’Ob. Elle se développe sur des terres noires très fertiles (tchernoziom).
| 4.2. | Faune |
La diversité des climats et de la végétation ont permis le développement d’une vie animale abondante et variée. La côte arctique et nord-pacifique, domaine de la toundra, est peuplée d’ours blancs, de phoques, de morses, de renards polaires, de rennes, de lièvres des neiges, de perdrix blanches et de hiboux polaires. La taïga est l’habitat des élans, des ours bruns, des rennes et de nombreux animaux à fourrure (lynx, zibelines, renards argentés). Les forêts de feuillus sont habitées par des sangliers, des cerfs, des loups, des renards et des visons. Les forêts du sud de l’Extrême-Orient sont connues pour abriter les grands tigres de l’Oussouri, des léopards, des ours et des cerfs. La steppe est le domaine des rongeurs (marmotte, hamster), des antilopes, des putois, des renards tatars. La région du Caucase possède une faune particulièrement abondante : chèvres des neiges, chamois, cerfs du Caucase, sangliers, léopards, hyènes, chacals et ours.
| 5. | Ressources et contraintes du milieu naturel |
La Russie, en raison de son extension, dispose d’énormes ressources végétales, hydrauliques et minérales. Elle est potentiellement autosuffisante pour la plupart de ses approvisionnements, excepté les denrées et produits tropicaux. Elle possède des sols extrêmement fertiles (tchernoziom) et des ressources forestières considérables (environ un quart des réserves mondiales).
Le potentiel hydraulique est énorme (irrigation, production d’hydroélectricité). Certains fleuves ont un débit très important (8 060 m3/s pour la Volga, 20 000 m3/s pour l’Ienisseï). De grands barrages ont été construits sous le régime soviétique dans la plaine européenne (Don, système Volga-Kama, Kouban) et en Sibérie (systèmes Ienisseï-Angara et Ob-Irtych).
La Russie est extrêmement riche en ressources minérales. Son sous-sol recèle les plus importantes réserves mondiales. Celles-ci se localisent principalement en Sibérie, en Extrême-Orient, dans les monts Oural et dans le nord du Caucase.
La Russie est particulièrement bien dotée en combustibles fossiles : les réserves de charbon sont énormes (un tiers des réserves mondiales) et se trouvent essentiellement dans la plaine européenne (bassin houiller du Donbass, bassin de Moscou, bassin de la Petchora), dans l’Oural et surtout en Sibérie (bassin houiller du Kouzbass, bassin de Kansk-Atchinsk) et en Extrême-Orient. D’énormes réserves restent inexploitées, telles que le bassin de la Toungouska qui couvre la plus grande partie de la Sibérie centrale. Les réserves d’hydrocarbures (pétrole et surtout gaz naturel) sont également considérables. Les principaux champs pétrolifères se trouvent en Sibérie occidentale, qui fournit la moitié de la production, et dans la région Volga-Oural (Second-Bakou), qui fournit pour sa part un tiers de la production. D’autres grands gisements de pétrole se trouvent au nord du Caucase et dans la partie nord de l’île de Sakhaline. Les principaux gisements de gaz naturel se situent à proximité des gisements de pétrole ainsi qu’en Sibérie septentrionale, le long du littoral arctique. Les réserves de pétrole, en Russie, sont estimées à 6,8 milliards de t (8e rang mondial) et celles de gaz naturel à 47 000 milliards de m3 (1er rang mondial).
Les réserves d’or de la Russie sont parmi les plus importantes du monde (Extrême-Orient, Sibérie occidentale et centrale, vallée de la Lena, Oural). Parmi les autres ressources minérales figurent le minerai de fer (Koursk), le manganèse, le nickel (Oural, péninsule de Kola), la bauxite (Oural, nord-ouest de la Russie d’Europe, Sibérie), le cuivre (Oural, Sibérie, région du lac Baïkal, péninsule de Kola), le plomb, le zinc, l’argent, l’étain (nord-est de la Sibérie), le mercure (territoire autonome des Tchouktches), l’amiante (Oural, Sibérie) ou encore le magnésium.
Toutefois, l’exploitation de ces ressources naturelles se heurte à la double contrainte des distances et d’un climat très rigoureux qui, en Sibérie et en Extrême-Orient, imposent des conditions techniques et de transport extrêmement coûteuses. Celles-ci ont eu pour effet de retarder la mise en valeur de ces régions et de maintenir leur isolement. Le climat apporte également des limitations graves aux activités humaines, notamment économiques. Le froid constitue un sérieux handicap pour les transports terrestres, fluviaux et maritimes : l’océan Arctique est gelé presque toute l’année ; les côtes des mers d’Okhotsk et du Japon sont bloquées par les glaces pendant de longs mois (environ trois mois à Vladivostok) ; les alternances de gel et de dégel provoquent d’importants dégâts dans les réseaux routiers et ferroviaires. Quant au potentiel agricole, il est à la fois limité par les contraintes climatiques et pédologiques (merzlota, podzols) qui restreignent considérablement la surface agricole utile.
Le milieu naturel est aujourd’hui fortement menacé en Russie. L’exploitation des ressources, des sols et l’industrialisation se sont faites sans le moindre souci de la protection de l’environnement et le résultat est un véritable désastre écologique. Le bilan de la situation écologique publié en 1989 établissait que 74 millions de personnes, soit un cinquième de la population totale de l’URSS, et 40 % de la population urbaine vivaient dans des zones considérées comme sinistrées, représentant 20 % du territoire. Le niveau de pollution atmosphérique de la plupart des grandes villes dépassait régulièrement les taux autorisés, en particulier dans les grandes zones de concentration industrielle (Donbass, Kouzbass, Oural, Moscou). La déficience des infrastructures et des équipements pour le traitement des déchets, l’utilisation irrationnelle des ressources, l’aberration de certains plans, les travaux d’irrigation et les constructions hydroélectriques mal programmés, l’emploi abusif des engrais, sont autant de facteurs qui ont contribué à la pollution des eaux, des airs et des sols. Aujourd’hui, les États indépendants doivent faire face aux problèmes d’environnement dont ils ont hérité : les centrales nucléaires obsolètes, notamment en Ukraine (Tchernobyl) et en Biélorussie, l’assèchement de la mer d’Aral pour le Kazakhstan et l’Ouzbékistan sont parmi les exemples les plus connus. Cependant en Russie, comme dans la plupart des anciennes républiques soviétiques, aucune véritable politique n’a été mise en place. Dans ces États en pleine mutation, la protection de l’environnement n’est pas une priorité. Les partis écologistes sont encore très peu influents en Russie et les poissons mutants de la Volga comme les centrales nucléaires où l’accident menace quotidiennement ne sont pas sur le point de disparaître.