| Leconte de Lisle | Format lecture | ||||
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| 3. | Une vie matérielle cahotique |
Leconte de Lisle vit longtemps de leçons particulières, de travaux non signés, de traductions d’Homère, d’Hésiode et des tragiques grecs (Eschyle, Sophocle, Euripide), d'emprunts, de quelques prix et subsides avant de recevoir, sous l'Empire, une pension de 300 francs sans pour autant « aliéner la liberté de [sa] pensée ni [vendre sa] plume à qui que ce soit ».
En 1871, il est employé à la bibliothèque du Luxembourg avant d’être nommé bibliothécaire adjoint au Sénat sous la IIIe République. La même année, il adresse au gouvernement un « Catéchisme populaire républicain » dans lequel il expose sa pensée clairement rationaliste et antireligieuse, ce qui ne tarde pas à choquer les membres de l’Assemblée nationale et ceux du gouvernement. Il écrit une tragédie, les Érynies, sur une musique de Massenet et un livret d’opéra, Appolonide, dont la musique est écrite par Franz Servais, qui n’est joué qu’après sa mort en 1899.