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Le pays et ses ressources |
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Relief et hydrographie |
Le Burkina couvre une superficie de 274 200 km². Il est constitué principalement d’un plateau d’une altitude moyenne de 250 à 350 m qui s’effondre brutalement au sud-ouest (falaise et chutes de Banfora) et s’abaisse au nord en direction de la vallée du Niger. De faible déclivité, ce plateau est drainé à l’ouest par le Comoé, à l’ouest et au sud par la Volta Noire (Mouhoun) — la seule rivière pérenne —, la Volta Rouge (Nazinon) et la Volta Blanche (Nakanbe), dont la confluence, au Ghana, donne naissance au fleuve Volta. À l’est naissent de petits affluents non navigables du Niger dont le plus important est la Pendjari.
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Climat |
Le climat est de type sahélien dans le Nord et soudanais dans le reste du pays. De novembre jusqu’en mars s’étend une saison sèche et fraîche, durant laquelle souffle l’harmattan, vent originaire du Sahara, et qui se caractérise par une grande amplitude thermique entre le jour et la nuit. De mars jusqu’en mai règnent chaleur et humidité. Le niveau des pluies passe de plus de 1 300 mm dans le Sud-Ouest, région la plus productive du pays, à moins de 254 mm dans le Nord ; c’est en été, durant l’« hivernage », qu’il est le plus élevé. L’amplitude thermique est élevée dans le Nord (15 à 45 °C) ; ailleurs, les températures varient de 21,1 à 26,7 °C.
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Flore et faune |
Le plateau, de nature latéritique, est recouvert d’une savane arbustive et d’une forêt claire, une brousse à épineux couvrant sa partie septentrionale. Dans les régions basses du Sud-Ouest prédomine une forêt plus humide, des forêts-galeries bordant les rivières. La faune comprend le lion, la panthère, l’éléphant, l’hippopotame, le buffle, l’antilope (hippotrague, kob de Buffon) et le crocodile. Le petit gibier abonde.
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Ressources naturelles |
Le développement économique du Burkina est handicapé notamment par l’enclavement du pays et par la pauvreté de son sol latéritique qui ne retient pas l’eau. L’approvisionnement en eau constitue un problème crucial à la fin de chaque saison sèche et, sauf dans le Sud, les possibilités d’irrigation sont réduites. Environ 17,9 p. 100 du territoire sont cultivés, parfois de façon itinérante, et 37 p. 100 sont couverts de pâturages. Le sous-sol, en revanche, offre des possibilités : le Burkina, réputé autrefois pour ses petits gisements d’or et le travail de ses forgerons (l’alimentation des bas fourneaux pour la réduction du minerai de fer a pu contribuer au déboisement du pays), possède aussi des gisements de manganèse, de cuivre, de fer, de cassitérite (minerai d’étain) et de phosphates.
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