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La grande période créatrice |
En attendant, il fonde en 1855 son propre théâtre, les Bouffes-Parisiens, et rencontre le succès dès le premier spectacle, grâce aux Deux aveugles. Directeur jusqu’en 1861, compositeur, chef d’orchestre, metteur en scène, il livre continûment, sur des livrets de Ludovic Halévy, auquel se joint ensuite Henri Meilhac, des ouvrages nouveaux, parmi lesquels Orphée aux enfers (1858), la Chanson de Fortunio (1861), la Belle Hélène (1864), Barbe-Bleue (1866), la Vie parisienne (1866), la Grande-Duchesse de Gérolstein (1867), la Périchole (1868). Il triomphe aussi à l’étranger, surtout à Vienne. Après la chute du Second Empire, bien que la faveur du public soit moindre en raison de l’évolution du goût et de la présence de nouveaux auteurs comme Charles Lecocq, elle se maintient toutefois, tant lors de reprises, comme la Belle Hélène en 1876, que pour des créations comme Madame Favart ou la Fille du Tambour-major (1879), mais n’empêche pas la faillite, en 1875, de son théâtre de la Gaîté-Lyrique, fondé en 1873. Il meurt avant d’avoir achevé une de ses œuvres les plus originales, les Contes d’Hoffmann, créée à l'Opéra-Comique en février 1881 avec un succès durable.
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