| Indépendance américaine, guerre de l' | Format lecture | ||||
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| 4. | Traités de Paris et de Versailles |
La reddition de Yorktown marque la fin des hostilités. Début mars 1782, la Chambre des communes autorise l’ouverture de négociations avec les insurgés. Celles-ci restent secrètes à la demande des Américains, qui s’étaient engagés auprès de leur allié français à ne pas traiter seuls avec la Couronne britannique. Les Américains se méfient en effet des Français, craignant que ceux-ci (en tant que détenteurs de l’immense territoire de la Louisiane) ne cherchent à s’opposer à l’expansion des Américains vers l’ouest, et ne favorisent les intérêts de leur allié espagnol. Les négociations anglo-américaines aboutissent à la signature d’un traité préliminaire, le 30 novembre 1782, dans lequel le Royaume-Uni reconnaît l’indépendance totale de ses anciennes colonies, et leur abandonne même tous ses territoires au sud des Grands Lacs jusqu’au Mississippi.
Les négociations ouvertes de paix se déroulent l’année suivante, et se terminent par le traité de Paris entre les Britanniques et les Américains le 3 septembre 1783, puis par le traité de Versailles entre le Royaume-Uni et les autres belligérants. La France obtient des concessions coloniales, de même que l’Espagne, qui reçoit la Floride. Les Américains souhaitant rester sujets britanniques partent pour le Canada, territoire de la Couronne.
Le tracé des frontières des nouveaux États-Unis d’Amérique déterminé lors de ces traités est une source de discordes entre les Français et les Américains. Elles sont ainsi définies : la rivière Sainte-Croix, la ligne de partage des eaux entre le Saint-Laurent et l’océan Atlantique, le 45e parallèle, le milieu des Grands Lacs, le Mississippi et le 31e parallèle.
Les treize colonies britanniques sont ainsi les premières à acquérir leur indépendance vis-à-vis de leur métropole européenne, et constituent le premier pays à se doter d’une Constitution écrite. Toutefois, l’indépendance politique acquise ne remet pas pour autant en cause les rapports économiques et commerciaux privilégiés avec la Couronne britannique.