| Henri VIII | Format lecture | ||||
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| 4. | Le schisme anglican |
Avec l’appui du Parlement, Henri VIII s’assure d’abord du contrôle du clergé anglais, forçant celui-ci à le reconnaître comme chef de l’Église d’Angleterre (1532). En janvier de l’année suivante, il épouse secrètement Anne Boleyn, qui est couronnée reine après que l’archevêque de Canterbury, Thomas Cranmer, a déclaré nul le mariage avec Catherine d’Aragon. Un acte de succession confirme la déclaration de l’archevêque et établit les enfants d’Anne comme héritiers du trône. Henri VIII est immédiatement excommunié par l’autorité pontificale.
Le schisme religieux est consommé par l’Acte de suprématie en 1534, annulant toute juridiction papale et déclarant le roi Henri VIII détenteur de l’autorité ecclésiastique suprême en Angleterre. Le peuple anglais doit reconnaître sous serment cette suprématie d’Henri et l’acte de succession. En juillet 1535, Thomas More est exécuté pour avoir refusé de se soumettre. Les ordres monastiques sont dispersés et les catholiques pourchassés.
Henri VIII ne cherche cependant pas à imposer la doctrine protestante. L’intégrité du dogme est maintenue et confirmée en 1539. L’autorisation d’une traduction anglaise de la Bible, la publication de la litanie de Cranmer et la traduction en anglais de certaines parties de l’office liturgique traditionnel sont les seuls changements religieux effectués durant son règne.