Format recherche Heredia, José Maria de

Pour rechercher un mot ou une expression dans cet article, sélectionnez dans votre navigateur Internet l'option qui vous permet de faire des recherches dans une page. Dans Internet Explorer, cette option se trouve sous le menu Edition.

Étant donné que la recherche s'effectue exactement sur le mot ou l'expression que vous avez tapés, essayez, si la recherche n'aboutit pas, de vérifier l'orthographe du mot tapé ou de trouver un autre mot clé pour le sujet concerné.

Heredia, José Maria de
1. Présentation

Heredia, José Maria de (1842-1905), poète parnassien français.

2. « Mon âme vagabonde à travers le feuillage, Frémira… »

Né à La Fortuna, près de Santiago de Cuba, d’un père cubain et d’une mère française, José Maria de Heredia commence ses études à La Havane. Il les poursuit en France, au sein de l’École nationale des chartes, à Paris, ville dans laquelle il s’installe définitivement en 1861. C’est très tôt qu’il commence à composer des poèmes, particulièrement influencés par la toute récente école parnassienne.

José Maria de Heredia présente ses premières œuvres dans diverses revues, puis Leconte de Lisle, chef de file du Parnasse dont il est le disciple, lui permet de collaborer au premier volume du « recueil de vers nouveaux », le Parnasse contemporain (1866). C’est dans les trois volumes de cette « revue » que sont publiés les cent dix-huit sonnets que José Maria de Heredia réunit, en 1893, en un recueil intitulé les Trophées. Les premières parties de ce recueil traitent de l’histoire depuis les temps helléniques jusqu’à la Renaissance : d’abord « la Grèce et la Sicile », puis « Rome et les Barbares » et enfin « le Moyen Âge et la Renaissance ». Il relate par la suite l’histoire et les paysages dans « l’Orient et les Tropiques » tandis que la dernière partie évoque « la Nature et le Rêve ». Enfin, des sonnets narrant l’aventure des conquistadores et leurs rêves d’El Dorado (« les Conquérants ») mettent le point final à ce qui reste son œuvre majeure.

En parallèle, José Maria de Heredia traduit, entre 1877 et 1878, les quatre volumes de la Véridique histoire de la conquête de la nouvelle Espagne, de Bernal Díaz del Castillo. Il fait aussi œuvre de traduction, en 1894, avec le livre de l’Espagnole Catalina de Erauso (xviie siècle) : la Nonne Alferez (la None soldat). À partir de cette date il ne produit plus d’œuvre importante, si ce n’est peut-être « le Salut à l’Empereur » qu’il compose pour la visite en 1896 des souverains russes. Ce texte est par la suite lu lors de la pose de la première pierre du pont Alexandre III par le tsar Nicolas II de Russie.

3. Le maître incontesté du sonnet français

Fidèle à la doctrine parnassienne, José Maria de Heredia a ciselé à la perfection pendant trente ans la forme de ses sonnets, et sa thématique « obligée » — histoire, légendes et nature — est propice à des descriptions qui sont autant d’exercices de style. Il en ressort ce qu’il tenait de Leconte de Lisle et rappelle dans l’épître liminaire des Trophées : « l’amour de la poésie pure et du pur langage français ». Les rimes sont riches et chaque mot est choisi en fonction de sa couleur sonore, de sa rareté ou de la puissance de son évocation.

Il se contente, par ailleurs, de relater les événements dramatiques avec exactitude. La retenue, le réalisme, l’absence d’implication philosophique ou autre de l’artiste et la perfection absolue de la forme sont caractéristiques de ses sonnets et répondent à l’idéal parnassien.

4. L’homme des honneurs

José Maria de Heredia est très vite reconnu comme poète de talent. Lauréat à l’Académie française après sa traduction de Bernal Díaz del Castillo, il y est finalement élu le 22 février 1894, prend le fauteuil numéro 4, en remplacement du poète et critique Charles de Mazade, et est membre de la commission du dictionnaire. Officier de la Légion d’honneur, il est également conservateur de la bibliothèque de l’Arsenal.