burlesque
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burlesque
2. Origine et description

Comme la satire, le burlesque apparaît sous deux formes : l'épique railleur, qui consiste à traiter un sujet trivial avec grandiloquence (comme dans les Contes de Cantorbéry de Chaucer) et le travestissement, où un sujet sérieux est traité sur un ton frivole (comme dans Don Quichotte). On confond souvent le burlesque et deux autres formes de satire, la parodie et la farce. La parodie est une imitation moqueuse d'une œuvre ou d'un auteur particulier ; la farce est une pièce écrite uniquement pour faire rire. Le burlesque se distingue par ailleurs du grotesque, qui suppose un ridicule dû à l’étrange, à une contrefaçon de la nature.

L'un des premiers usages du burlesque en littérature date du poème épique railleur de l'Antiquité grecque, la Lutte des grenouilles et des souris. Le burlesque apparaît pour la première fois au théâtre chez les auteurs grecs Aristophane et Euripide, et chez l'auteur romain Plaute. En Angleterre, le burlesque se développe vers le début de la Renaissance ; son principal représentant est Geoffrey Chaucer, dont les œuvres, ainsi que celles de l'Espagnol Cervantès ou du Français Alain René Lesage, ridiculisent le roman médiéval courtois, contribuant à créer et à entretenir la tradition picaresque. Samuel Butler exploite également cette veine dans son poème épique comique Hudibras (1663-1678), imité de Don Quichotte (1605-1615).