| Ghana | Format lecture | ||||
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| 4. | Économie |
La politique économique, peu cohérente, menée sous la présidence de Kwame Nkrumah a amené le pays au bord de la faillite économique, avec une inflation galopante au début des années 1980. Sous la pression du Fonds monétaire international (FMI), Jerry Rawlings a mis en œuvre, à partir de 1981, des réformes économiques draconiennes, concrétisées par des dévaluations successives, un programme de privatisations, l’augmentation des prix des denrées agricoles et des restrictions dans les dépenses gouvernementales. À partir de 1985, le Ghana a renoué avec la croissance économique (5,9 p. 100 par an en moyenne sur la période 2005).
Cette tendance s’est confirmée sous la bonne gouvernance de John Kufuor, au début des années 2000. Les priorités concernent la rigueur monétaire et fiscale, ainsi que l’accélération des privatisations et l’amélioration des services sociaux. Le pays doit faire face à un chômage persistant et à la pauvreté : environ 20 p. 100 de la population active est au chômage, tandis que près de 45 p. 100 des Ghanéens vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Même si le Ghana détient un PIB par habitant deux fois supérieur à celui des pays les plus pauvres de l’Afrique de l’Ouest, en raison de ses ressources naturelles (or et bois), il reste très dépendant de l’aide financière et de l’assistance technique internationale. Limité par le fardeau de sa dette, qui entrave son développement, le Ghana a adhéré en 2001 à l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) mise en place par les institutions financières internationales. Cette initiative lui permet d’utiliser des fonds qui auraient dû être consacrés au service de la dette à des fins de développement et de réduction de la pauvreté.
| 1. | Agriculture |
L’agriculture occupe 55 p. 100 de la population active et contribue pour 37,5 p. 100 au PIB. La principale culture d’exportation est le cacao, dont le Ghana est l’un des tout premiers producteurs mondiaux (705 000 t en 2006). Essentiellement cultivé sur le plateau Ashanti, il couvre 40 p. 100 des terres arables. Grande richesse du pays dans les années 1960, le cacao a connu un certain déclin du fait du vieillissement des plants et des très bas prix payés aux producteurs, ainsi que de la concurrence de la Côte d’Ivoire. Des programmes de réhabilitation ont rétabli la situation dans les années 1980. Café, coton, palmiers, bananes, arachides, canne à sucre et tabac sont également cultivés pour l’exportation. Des plantations d’hévéas ont été créées dans le Sud-Ouest. Les principales cultures vivrières sont le sorgho et le maïs.
Les bovins (1,39 million de têtes en 2005) sont élevés, surtout dans le nord. La balance agricole est traditionnellement excédentaire.
Les forêts couvrent 24,2 p. 100 du territoire ghanéen. En 1959, une loi a délimité des réserves forestières protégées, le gouvernement s’efforçant de stopper le déboisement causé par l’extension des cultures. La plus grande partie de la production de bois provient de zones extérieures aux réserves forestières, bien que celle des réserves soit en augmentation. En 2005, la production de bois était 22 millions de m³.
L’industrie de la pêche s’est beaucoup développée depuis les années 1960. En 2004, le volume des prises atteignait 400 320 tonnes, dont environ 10 p. 100 de poissons d’eau douce (essentiellement du lac Volta). Les ports de Sekondi-Takoradi et de Tema possèdent des marchés aux poissons équipés d’installations de conservation réfrigérées.
| 2. | Mines et industries |
Le Ghana est l’un des principaux producteurs aurifères au monde (60 t en 2004). La plus grande mine d’or du pays se trouve à Obuasi, dans l’Ashanti. Le pays est également devenu l’un des principaux producteurs mondiaux de diamants (800 000 carats en 2004).
Grâce au barrage d’Akosombo, dont la construction a été achevée en 1966 et à un second barrage à Kpong, en aval, une quantité importante d’électricité est exportée dans les pays voisins, mais la baisse des eaux de la Volta causée par la sécheresse a affecté le Togo et le Bénin.
Par rapport aux autres pays d’Afrique, le Ghana possède un secteur industriel relativement développé. Cependant, les unités de fabrication sont généralement de petite taille. Les imprimeries et les maisons d’édition sont nombreuses ; le pays possède de nombreuses scieries et fabriques de meubles. Des établissements de plus grande taille produisent de la bière, des cigarettes, des boissons non alcoolisées, des huiles de table, des clous, de l’oxygène et de l’acétylène, et de l’aluminium en feuilles. La zone industrielle de Tema, à l’est d’Accra, possède une raffinerie de pétrole.
| 3. | Échanges |
La Bank of Ghana (créée en 1957), banque centrale du pays, émet la monnaie nationale. Depuis 1967, l’unité monétaire est le cedi divisible en 100 pesewas. À la suite de plusieurs dévaluations entre 1981 et 1983, un nouveau cedi a été créé.
Les principales exportations du Ghana sont l’or, le cacao et le bois ; ses principales importations sont les matières premières, les biens d’équipement, le pétrole et les produits alimentaires. La balance du commerce extérieur est habituellement déficitaire. La Grande-Bretagne, les États-Unis, le Japon et l’Allemagne sont les principaux partenaires commerciaux.
En 2003, le Ghana était desservi par 977 km de voies ferrées. La ligne principale forme un triangle approximatif reliant Sekondi-Takoradi, Accra et Koumassi.
Le pays est doté d’environ 47 787 km de routes, dont 38 p. 100 de nationales. Les deux grands ports, Tema et Sekondi-Takoradi, sont des ports artificiels. L’aéroport international est situé à Kotoka (près d’Accra). Le pays dispose de quatre autres aéroports à Sekondi-Takoradi, Koumassi, Sunyani et Tamale.
Radio, télévision, télégraphe et téléphone sont des services publics. Les programmes ghanéens sont diffusés en anglais et dans les langues africaines. Des programmes en anglais, en haoussa et en français sont diffusés vers d’autres régions d’Afrique dans le cadre d’un service international de radio.