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La mise au point du daguerréotype |
Jacques Daguerre commence véritablement ses travaux chimiques à partir de 1829. Il emploie alors comme agent sensibilisateur de l'iode (sous forme vapeur), qu’il dépose sur une plaque (généralement en cuivre) recouverte d’une couche d’argent polie (comme un miroir) ; la réaction entre l’iode et l’argent produit de l’iodure d’argent photosensible (sensible à la lumière). La mort de Nicéphore Niépce, en 1833, le décide à poursuivre seul ses recherches sur les propriétés photochimiques de cette substance. En 1835, il découvre que les vapeurs de mercure agissent comme révélateur de l'image et que le sel marin permet de la fixer définitivement. Cette même année, il signe un nouveau contrat, cette fois avec Isidore Niépce, successeur de son père dans l’association de 1829, dans lequel le rôle joué par ce dernier est minimisé. Assisté d’un jeune architecte, Eugène Hubert, Jacques Daguerre améliore considérablement le procédé qui consiste désormais à « exposer » une plaque de cuivre argentée sensible à la vapeur d’iode, puis à « développer » son image à la vapeur de mercure. Le temps de pose est réduit à une heure, et en 1837, année où le procédé semble définitif, il n’est plus que d’une quinzaine de minutes. L’image obtenue est d’une grande finesse dans le rendu des détails. C'est la naissance du « daguerréotype ».
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