| jansénisme | Format lecture | ||||
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| 4. | Déclin du mouvement |
Tout au long du XVIIIe siècle, le jansénisme continua d’influencer une bonne partie du clergé paroissial français. Des centaines d’ecclésiastiques, les « appelants », refusèrent d’accepter la bulle Unigenitus et en appelèrent à un concile contre Rome. Le mouvement s’étendit à d’autres régions d’Europe, dont l’Espagne, l’Italie et l’Autriche. À la cour de France, les jansénistes s’allièrent aux gallicans, qui s’opposaient également aux jésuites et refusaient l’intervention du pape dans les affaires de l’Église de France (voir Gallicanisme). Certains tribunaux civils défendaient les droits des jansénistes, tandis que des évêques, soutenus par le pouvoir royal, tentaient de leur refuser les derniers sacrements. Les parlements et le pouvoir s’affrontèrent à ce sujet au cours des années 1750. La faction janséniste-gallicane connut son plus grand succès en 1762 avec l’expulsion des jésuites hors de France.
Par la suite, l’importance du mouvement déclina, bien que de petits groupes jansénistes aient subsisté jusqu’aux XIXe et XXe siècles.