| Sieyès, Emmanuel Joseph | Format lecture | ||||
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| 3. | Une préoccupation : préserver l’acquis révolutionnaire |
Sieyès est un stratège, préoccupé avant tout de préserver l’acquis révolutionnaire et se méfiant d’appartenir indéfectiblement à une faction. Ainsi, en tant que membre fondateur du club des Jacobins, il se déclare pour la Constitution civile du clergé, mais il refuse sa nomination comme évêque constitutionnel. De même, bien qu’il vote la mort de Louis XVI après son élection à la Convention (septembre 1792), il reste partisan d’une monarchie constitutionnelle, s’opposant donc à la république ; c’est sans doute la raison pour laquelle Robespierre l’accuse d’être « la Taupe de la Révolution ».
Du reste, après la mort de Robespierre et la fin de la Terreur, Sieyès siège au Conseil des Cinq-Cents et y défend à son tour une politique de répression contre les émeutiers opposés au régime, tout en réalisant la paix avec la Hollande. Envoyé comme ambassadeur à Berlin (1798), il revient en France et entre au Directoire en mai 1799.