| Sieyès, Emmanuel Joseph | Format lecture | ||||
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| 4. | La mise à l’écart du pouvoir |
Puis, dans l’espoir de conserver les acquis de la Révolution, Sieyès appelle à un net renforcement de l’exécutif et s’allie à Bonaparte, devenant ainsi l’un des instigateurs du coup d’État du 18 Brumaire. Par une singulière ironie de l’histoire, l’homme dont les écrits ont participé à la naissance de la Révolution joue donc un rôle clé dans son agonie ; or celle-ci marque également la fin de sa carrière.
Quoique nommé consul provisoire avec la charge d’élaborer la Constitution de l’an VIII — que Bonaparte remanie en sa faveur — et comblé d’honneurs (grand officier de la Légion d’honneur en 1804 et comte d’Empire en 1808), il est rapidement mis à l’écart du pouvoir et ne siège plus qu’épisodiquement à la Chambre : durant les Cent-Jours à la fin de l’Empire.
Après la Restauration, Sieyès est proscrit pour avoir voté la mort de Louis XVI. Le régicide s’exile alors à Bruxelles. Il rentre en France en 1830 et meurt six ans plus tard à Paris.