| 4.
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Nouvelle partition continentale |
À l'issue des négociations viennoises, l’Espagne et le Portugal recouvrent leur souverain respectif, détrôné par la famille napoléonienne. En Italie, le Bourbon Ferdinand Ier retrouve son royaume des Deux-Siciles, et le duché de Parme est attribué à la femme de Napoléon, Marie-Louise d'Autriche.
| 1.
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Dispositions concernant les frontières françaises |
| 1.1.
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Limitation des frontières |
La France est, pour sa part, dépossédée de tous les territoires conquis par Napoléon Ier et ramenée aux frontières fixées par le traité de Paris du 20 novembre 1815. Elle est également occupée militairement (jusqu’en 1818) et tenue de verser de lourdes indemnités de guerre.
| 1.2.
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Formation d’une zone de protection frontalière |
De plus, la redéfinition de la carte européenne aboutit à l’érection d’une zone « tampon » autour de la France, depuis la Belgique jusqu’à l’Italie piémontaise. Cette zone doit théoriquement protéger les grandes puissances de toute tentative de pénétration. Ainsi, du nord au sud, le long de cette ligne : les anciennes Provinces-Unies (dont la Belgique) sont rattachées aux Pays-Bas autrichiens pour former le royaume unique des Pays-Bas (indépendants et gouvernés par la maison d'Orange) ; la Confédération helvétique réunit ses cantons et devient indépendante et neutre ; le Piémont, rétrocédé au roi de Sardaigne (avec la Savoie, Nice et Gênes), constitue la touche méridionale du dispositif anti-français, en tant que royaume de Piémont-Sardaigne.
| 2.
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Dispositions concernant les « Quatre Puissances » |
Les « Quatre Puissances » (Angleterre, Russie, Autriche, Prusse) se taillent la part du lion, dans le respect du protocole d’ouverture du congrès, à savoir que « la paix sera faite conformément aux principes du droit public. »
| 2.1.
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L’empire colonial britannique |
La Grande-Bretagne conserve ses frontières, mais obtient plusieurs îles et possessions outre-mer — la province du Cap (Afrique du Sud), Ceylan (actuel Sri Lanka), l'île Maurice, Helgoland et Malte, la Guyane, les Antilles, etc. — qui renforcent son empire colonial aux dépens de la France et de la Hollande.
| 2.2.
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La poussée russe vers l’Ouest |
La Russie reçoit les deux tiers de l'ancien Grand-Duché de Varsovie, qu'elle organise en un royaume polonais autonome gouverné directement par le tsar Alexandre Ier. Elle obtient, en outre, la Bessarabie et la Finlande, ce qui lui donne un accès à la Baltique. En échange de la Finlande, la Suède absorbe pour sa part la Norvège ; les deux royaumes sont réunis sous le règne de Charles XIV de Suède.
| 2.3.
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L’extension des territoires prussiens |
La Prusse obtient la Posnanie, la moitié nord de la Saxe, une grande partie des provinces de Rhénanie et de Westphalie, enfin une partie de la Poméranie. Si le duché de Hanovre est agrandi et érigé en royaume et que le duché du Schleswig est incorporé au Danemark, la Prusse renforce son aura sur les États allemands.
| 2.4.
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Le bloc autrichien |
Enfin, selon les vœux de Metternich, l'Autriche recouvre la plupart de ses territoires perdus et, en compensation de l’indépendance hollandaise, reçoit quelques enclaves allemandes et terres italiennes (Lombardie, Vénétie), ainsi que le territoire de la Dalmatie, jusqu’alors propriété de Venise. Elle s’assure ainsi une position dominante en Italie grâce à ses possessions, alliances et protectorats ; de plus, elle constitue un bloc homogène transalpin qui, ajouté à la présidence de la nouvelle Confédération germanique, lui permet de dominer l’Europe centrale et méridionale.
| 3.
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Création d’une Confédération germanique |
Les avantages consentis à la zone allemande entrent dans le dispositif visant le démembrement de l’Empire napoléonien : sous la présidence de l'empereur d'Autriche, une confédération d’États — la Confédération germanique — regroupe trente-quatre États souverains et quatre villes libres. C’est un premier pas vers l’idéal de l’unification allemande.
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