| Commonwealth | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 4. | Principes |
Si le Commonwealth ne dispose pas d’une Constitution, il repose sur un socle de principes définis dans une déclaration adoptée en 1971 à Singapour. Selon ces principes, les États membres doivent favoriser la paix et l’ordre dans le monde en appui à l’action de l’ONU, promouvoir des institutions représentatives et des garanties juridiques de liberté individuelle, reconnaître l'égalité des races, la nécessité de combattre la discrimination et l’oppression raciales et, enfin, s’appliquer à mieux répartir les richesses dans la société.
Si, dans les années 1970-1980, les divergences sur les relations Nord-Sud et la question de l’apartheid en Afrique du Sud (qui se retire du Commonwealth en 1931) créent des dissensions et limitent les actions communes, la déclaration de Harare apporte un souffle nouveau à l’organisation en mettant l’accent sur les droits de la personne, la démocratisation et la bonne gouvernance. Cette orientation est renforcée par la réadmission de l’Afrique du Sud en 1994, à la suite de la mise en place d’un gouvernement multiracial.
Le non-respect des principes du Commonwealth peut entraîner la suspension d’un État membre. Ainsi, le Nigeria est suspendu en 1995 pour cause de dictature militaire, avant d’être réintégré en 1999 après la tenue d’élections démocratiques. De même, le Zimbabwe, suspendu en 2002 pour une période indéterminée après une élection présidentielle contestée, décide de quitter l’organisation en 2003.