Océanie, art d'
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Océanie, art d'
1. Présentation

Océanie, art d', production artistique et architecturale des îles de l’océan Pacifique.

L’expression « art océanien » désigne communément les productions des peuples des pays de Mélanésie (Fidji, îles Salomon, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Vanuatu), de Micronésie (Belau, îles Marshall, Kiribati, Micronésie et Nauru), de Polynésie (Samoa, Tonga et Tuvalu), mais également des peuples traditionnels d’Australie et de Nouvelle-Zélande. L’art océanien inclut également certaines îles du Pacifique non autonomes, telles l’île de Pâques (chilienne), Tahiti (française) ou Hawaii (américaine). Enfin, il exclut les productions « occidentalisées » de l’art australien et de l’art néo-zélandais.

Les arts d’Océanie remettent en question toute une série d’a priori sur la connaissance, les rapports sociaux et l’art. Pour comprendre les éléments spécifiques à cette culture, on ne peut se contenter de les réduire à la simple notion d’exotisme. Même si rituels et généalogies créent souvent des liens intimes entre un peuple et sa terre, et si les échanges entre les vivants et les dieux garantissent effectivement vie, abondance et bien-être, il ne faut pas pour autant s’imaginer que les cultures du Pacifique baignent dans l’harmonie ou sont spirituellement liées à leur environnement, comme voudrait le faire croire une vision superficielle des sociétés tribales. Penser que la vie est uniquement gouvernée par un monde d’esprit revient en général à sous-estimer l’importance du quotidien et l’originalité culturelle du monde océanien. Un autre stéréotype consiste à penser que les préoccupations dominantes des populations concernées sont de reproduire et de perpétuer la tradition. Les réinterprétations et les innovations toujours présentes dans les cultures du Pacifique sont généralement niées au profit d’une vision anhistorique et fixiste.