Fouché, Joseph
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Fouché, Joseph
2. Sous la Révolution : le « mitrailleur de Lyon »

Né le 29 mai 1759 au Pellerin (près de Nantes), Joseph Fouché entre au séminaire chez les oratoriens de Nantes où il reçoit les ordres mineurs. Devenu professeur, il enseigne dans plusieurs villes, notamment à Arras où il rencontre Maximilien de Robespierre. Lorsque éclate la Révolution, Fouché rentre à Nantes et s’inscrit à la « Société des amis de la Constitution » (futur club des Jacobins). Il est élu député de son département en 1792, et siège à la Convention parmi les Montagnards. En janvier 1793, lors du procès du roi Louis XVI, il vote la mort sans sursis. Après avoir participé à la déchristianisation de la Nièvre en 1793, il reçoit la mission de réprimer la révolte lyonnaise, aux côtés de Collot d’Herbois. Il emploie à cette occasion une férocité sans égale qui lui vaut le surnom de « Mitrailleur de Lyon ».

Se sentant menacé, celui qui louvoie entre les différentes tendances politiques se rallie en 1794 à la conjuration contre Robespierre et participe à sa chute, le 27 juillet de la même année (voir 9 thermidor an II). Il n'en est pas moins exclu de la Convention thermidorienne en août 1795. Il se tient alors en retrait, soignant ses relations notamment avec le directeur Barras. Le 20 juillet 1799, Fouché est nommé ministre de la Police par le Directoire. C’est à cette période qu’il rencontre le général Bonaparte avec lequel il fomente le coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799).