| Louis XVIII | Format lecture | ||||
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| 3. | L’exil |
Compromis dans la conspiration de Favras, le comte de Provence doit quitter la France lors de la fuite du roi à Varennes (21 juin 1791), gagne Bruxelles puis Coblence où il séjourne deux années avec le comte d’Artois. Il se donne alors le titre de Lieutenant général du royaume, puis, après l’exécution de Louis XVI (21 janvier 1793), prend celui de régent. Farouchement opposé à la Révolution, il exhorte son frère cadet à la résistance et décide de proclamer son neveu roi de France (fils de Louis XVI). Lorsque la nouvelle de la mort du jeune Louis XVII est connue, en mai 1795, le comte de Provence devient, aux yeux des royalistes, le nouveau roi de France, sous le nom de Louis XVIII.
Chassé par la guerre d’État en État, entretenant avec difficulté une modeste cour de fidèles, il séjourne successivement à Vérone et en Allemagne. Durant les premières années, en dépit du peu de soutien de ses hôtes, il travaille à tisser des liens avec la contre-révolution implantée en France, réussissant à multiplier les contacts avec les Vendéens et les forces royalistes du Midi, réussissant aussi à provoquer la trahison du général Pichegru (automne 1797). De retour à Mitau (en Courlande, Russie) hôte du tsar Paul Ier, il noue quelques contacts sans lendemain avec Bonaparte et Barras ; et il reprend ses pérégrinations à Varsovie, en Suède, puis de nouveau en Russie où l’accueille Alexandre Ier. En 1807, à l’occasion de la signature de la paix entre le tsar et Napoléon Ier, il doit une nouvelle fois s’exiler, en Grande-Bretagne. Il y demeure jusqu’en 1814, en y vivant d’expédients.