Louis XVI
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Louis XVI
7. Les débuts de la Révolution

Cependant, manifestant encore une fois sa profonde versatilité, le roi congédie Necker dès le 11 juillet 1789 et le remplace par un contre-révolutionnaire notoire, le baron de Breteuil. À cette provocation, le peuple de Paris répond par la journée du 14 juillet (marquée par la prise de la Bastille), obligeant le roi à rappeler Necker le 16. Mais l’obstination qu’il met à ne pas ratifier la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et les décrets de l’Assemblée pris lors de la nuit du 4 août déclenchent une nouvelle émeute parisienne. Les 5 et 6 octobre, le peuple de Paris se rend à Versailles et contraint « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » (le roi, la reine et le dauphin) à venir résider à Paris, sous bonne garde.

Négligeant la solution qui lui a secrètement été conseillée par Mirabeau – qui consiste à gagner une ville de province pour reprendre l’avantage politique –, le roi semble donner des gages de bonne volonté et, le 14 juillet 1790, prête publiquement serment de fidélité à la nation lors de la fête de la Fédération. Cependant, meurtri dans sa conscience de chrétien par la Constitution civile du clergé, le roi se décide à fuir à l’étranger, espérant trouver auprès des souverains européens des appuis qui lui permettront de revenir en vainqueur. La fuite à Varennes, dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, est non seulement un échec, mais un acte qui achève de discréditer le roi aux yeux de son peuple, même si l’Assemblée, désireuse de calmer les ardeurs révolutionnaires du peuple, accrédite la thèse de l’enlèvement.