Format recherche Rosenberg, Alfred

Pour rechercher un mot ou une expression dans cet article, sélectionnez dans votre navigateur Internet l'option qui vous permet de faire des recherches dans une page. Dans Internet Explorer, cette option se trouve sous le menu Edition.

Étant donné que la recherche s'effectue exactement sur le mot ou l'expression que vous avez tapés, essayez, si la recherche n'aboutit pas, de vérifier l'orthographe du mot tapé ou de trouver un autre mot clé pour le sujet concerné.

Rosenberg, Alfred
1. Présentation

Rosenberg, Alfred (1893-1946), théoricien nazi et homme politique allemand, qui a développé une mythologie raciste fondée sur la « vérité du sang aryen ».

2. Rédacteur en chef du Völkischer Beobachter

Né à Reval (aujourd’hui Tallinn, en Estonie), de parents allemands, Alfred Rosenberg étudie l’architecture. À Munich, où il fréquente la société secrète Thulé, il rencontre en 1919 Adolf Hitler et Ernst Röhm par l’intermédiaire de Dietrich Eckart, et rejoint le Parti national-socialiste allemand des travailleurs (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, NSDAP). Nommé en 1921 rédacteur en chef du journal officiel du parti, le Völkischer Beobachter (« l’Observateur raciste »), il participe au putsch de Munich en 1923.

3. Racisme, antisémitisme et néo-paganisme

Premier théoricien du national-socialisme, Alfred Rosenberg publie de la propagande antisémite et anticommuniste, propageant notamment les Protocoles des Sages de Sion. Dans le Mythe du xxe siècle (Der Mythus des 20. Jahrhunderts, 1930), son ouvrage central, il entend démontrer la supériorité raciale des Allemands sur tous les autres peuples et théorise l’antisémitisme. Sa pensée anticatholique, voire antichrétienne, qui le conduit vers le néo-paganisme et la mythologie nordique, agace certains leaders nazis.

Après l’accession d’Hitler à la chancellerie, le 30 janvier 1933, Alfred Rosenberg est chargé de la direction du service des Affaires étrangères du parti nazi. En 1940, il organise le pillage des œuvres d’art appartenant aux Juifs dans les pays occupés. En mars 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, il est nommé ministre des Territoires occupés de l’Est. Au procès de Nuremberg, il est reconnu coupable de tous les chefs d’accusation ; condamné à mort, il est exécuté le 16 octobre 1946.