Schlegel, Friedrich von
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Schlegel, Friedrich von
3. L’archéologue des sciences humaines

En 1802, Schlegel s’installe à Paris pour y étudier le sanskrit et l’orientalisme. Il contribue au développement de la linguistique comparée avec Sur la langue et la philosophie des Indiens (Über die Sprache und Weisheit der Inder, 1808), aboutissement de ses recherches parisiennes. Son œuvre est désormais essentiellement critique. Il réinvestit, tout comme Novalis, le Moyen Âge, qu’il considère, en réaction à la philosophie des Lumières, comme l’époque fondatrice de la civilisation, et souscrit au renouveau des mythologies. Converti au catholicisme, il se lance, en 1809, dans une carrière diplomatique auprès de Metternich et diffuse une idéologie contre-révolutionnaire et antinapoléonienne. Ses derniers ouvrages rendent compte d’une érudition sans faille, qu’il investisse, comme son frère (August Wilhelm von Schlegel), la méthodologie comparatiste (Histoire de la littérature ancienne et moderne [Geschichte der alten und neuen Literatur], 1815) ou qu’il poursuive ses travaux sur la langue et le mot (Leçons philosophiques [Philosophische Lehrjahre], 1829). Nommé professeur à Vienne, il rédige enfin, à la suite d’une série de conférences, une Philosophie de l’histoire (Philosophie der Geschichte, 1829), dans laquelle il professe une doctrine autocratique et théocratique.