néoclassicisme (art et architecture)
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néoclassicisme (art et architecture)
4. Peinture

Le centre de la peinture néoclassique se trouvait à Rome où de nombreux peintres expatriés s'étaient regroupés autour de l'historien d'art allemand Johann Winckelmann. L'Allemand Anton Raphael Mengs, l'Écossais Gavin Hamilton et l'Américain Benjamin West en faisaient partie. Entre 1760 et 1765, Gavin Hamilton, qui était également archéologue et marchand d'art, réalisa cinq tableaux inspirés par l'Iliade d'Homère. Pour créer ses personnages, il s'inspira des statues anciennes. Benjamin West, quant à lui, travailla à Rome de 1760 à 1763, et ses toiles furent nettement marquées par son séjour en Italie.

Les mêmes tendances se retrouvent dans les premières œuvres du Français Jacques Louis David, l'un des chefs de file de la peinture néoclassique. Avec le Serment des Horaces (1784, musée du Louvre, Paris), il célèbre le thème du patriotisme stoïcien. La composition structurée du tableau et l'agencement des personnages, rappelant celui des frises, reflètent l'attention que porte le néoclassicisme à la logique et à la clarté. Les contours précis et la froideur des tons donnent à ses personnages l'allure de statues.

Dès 1790, les peintres commencèrent à imiter les personnages plats et profilés des scènes qui figurent sur les vases de la Grèce antique. Le plus illustre représentant de ce style reste le peintre britannique John Flaxman. Dans ses gravures aux lignes épurées, qui illustrent les éditions de l'Iliade et de l'Odyssée d'Homère (1793), il abandonna la perspective, la lumière et le modelé traditionnels au bénéfice d'un plan linéaire. Le style connut un immense succès et fut copieusement imité. Un des plus brillants élèves de David et de Flaxman fut sans conteste Jean Auguste Dominique Ingres, prix de Rome en 1801 (les Ambassadeurs d'Agamemnon, 1801, École des beaux-arts, Paris).