| Apollinaire, Guillaume | Format lecture | ||||
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| 2. | Les débuts |
Né à Rome, fils naturel d’un officier italien et d’une aristocrate polonaise, Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky, passe le plus clair de son enfance en Italie, puis sur la Côte d’Azur où il fréquente les lycées de Monaco, de Cannes et de Nice. Arrivé à Paris en 1899, il occupe divers emplois gagne-pain avant d’être engagé comme précepteur en Rhénanie. Ce séjour d’un an en Allemagne (1901-1902) lui permet de rencontrer une jeune gouvernante anglaise, Annie Playden — profondément épris, il sera éconduit —, expérience qui lui inspire « la Chanson du mal-aimé », qui paraît pour la première fois en revue en 1909.
De retour à Paris la même année, il se lie d’amitié avec Alfred Jarry et André Salmon et collabore à plusieurs journaux littéraires, avant de fonder sa propre revue, le Festin d’Ésope (1903-1904), dans laquelle il donne une première version de l’Enchanteur pourrissant, œuvre poétique en prose. Pour subvenir à ses besoins et par goût pour la littérature « libre », il entreprend bientôt la rédaction de romans érotiques, publiés sous le manteau (les Onze Mille Verges, 1907 ; les Exploits d’un jeune don Juan, 1907), édite des ouvrages « libertins » pour la collection « les Maîtres de l’amour », et établit des anthologies de l’Arétin, de Sade, de Nerciat et de Mirabeau. Cette période de dilettantisme est également ponctuée de nombreux voyages à travers l’Europe.